BFMTV

Des policiers du renseignement territorial et de la police judiciaire n’avaient plus Internet

Un étudiant en école d'ingénieur lors de la première édition du Steria Hacking Challenge, le 16 mars 2013 à Paris. (Photo d'illustration)

Un étudiant en école d'ingénieur lors de la première édition du Steria Hacking Challenge, le 16 mars 2013 à Paris. (Photo d'illustration) - Thomas Samson - AFP

Depuis deux mois, certains services n'avaient plus accès à un service internet déjà bien restreint.

Les services de police judiciaire et du Renseignement territorial n’avaient plus accès à Internet depuis la cyberattaque de grande ampleur de mai dernier, liée au ransomware WannaCry, apprend-t-on dans Le Canard enchaîné de ce mercredi. Peu pratique pour traquer des criminels, en 2017.

Certains ordinateurs du ministère de l’Intérieur ayant été touchés par l’attaque, celui-ci avait décidé de restreindre l’accès au web "le temps de sécuriser" les machines.

20% du web

Les services de police judiciaire et du Renseignement territorial viennent de retrouver l’accès "Orion 3", qui leur permet à nouveau de consulter librement... 20% du web, rapporte Le Canard.

Pour naviguer sans entraves sur le reste d'Internet, les fonctionnaires de police doivent toujours demander un permis au moins vingt-quatre heures à l’avance.

Série d'attaques

En mai dernier, une nouvelle cyberattaque de grande ampleur touche des centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde dans le but de créer et récupérer de la monnaie virtuelle à l'insu des utilisateurs. Concrètement, ce logiciel malveillant s'introduit dans des ordinateurs vulnérables grâce à une faille de Windows. 

Le "malware" crée alors, de façon invisible, des unités d'une monnaie virtuelle intraçable appelée Monero, comparable au Bitcoin. Les données qui permettent d'utiliser ces gains sont extraites et envoyées à des adresses cryptées. En juin, de nouvelles attaques informatiques s'étaient à nouveau produites.

L.A.