BFMTV

Dégradations à l'Arc de Triomphe: un quatorzième suspect mis en examen

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz a indiqué qu'un homme "soupçonné très fortement" d'être l'auteur d'un graffiti sur l'Arc de Triomphe le 1er décembre avait été mis en examen. Treize suspects ont déjà été mis en examen, dont un mineur.

Un homme "soupçonné très fortement" d'être l'auteur d'un graffiti sur l'Arc de Triomphe le 1er décembre, à l'occasion de la mobilisation des "gilets jaunes" a été mis en examen dimanche, a annoncé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. 

Une information judiciaire a été ouverte mardi pour "intrusion non autorisée dans un lieu historique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "recel", "vols aggravés" et "dégradations d'un bien classé commises en réunion", à la suite de ces dégradations.

14 mis en examen, dont un mineur

Treize suspects ont déjà été mis en examen, dont un mineur. Trois ont été placés en détention provisoire et dix autres ont été laissés libre avec une mesure de contrôle judiciaire prévoyant notamment des interdictions de paraître à Paris et des obligations de pointage.

L'homme mis en examen dimanche est soupçonné d'avoir réalisé le graffiti "les gilets jaunes triompheront", selon une source proche de l'enquête. Il a été incarcéré provisoirement, dans l'attente du débat différé sur son placement en détention qu'il a sollicité.

Dans une autre enquête, ouverte après le pillage d'un magasin de motos près de l'Arc de Triomphe, également le 1er décembre, quatre suspects ont été interpellés. Ayant demandé le report de leur audience en comparution immédiate, ils seront jugés le 15 janvier pour "vols commis par effraction et en réunion", "dégradations" et "recel de vol aggravé" , a détaillé Rémy Heitz. Trois d'entre eux ont été écroués dans l'attente de cette audience, le quatrième a été placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction de paraître à Paris.

A.-K.M. avec AFP