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De faux gendarmes dépouillent les touristes dans le sud de la France

Un contrôle routier le 31 janvier 2013 (illustration)

Un contrôle routier le 31 janvier 2013 (illustration) - Charly Triballeau - AFP

La vigilance est de mise en ce week-end de départs en vacances pour les automobilistes qui voyagent de nuit sur les autoroutes du sud du pays.

Déguisés en policiers ou en gendarmes, des malfaiteurs sillonnent les autoroutes du sud de la France depuis plusieurs semaines afin de dépouiller des automobilistes, révèle ce vendredi France Info.

Ils agiraient de nuit, en bande, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans les Bouches-du-Rhône et en Languedoc-Roussillon. La gendarmerie appelle donc les usagers de la route à la plus grande vigilance. La cible privilégiée des escrocs? Les vacanciers étrangers, qui connaissent moins bien le mode opératoire des forces de l'ordre françaises. 

"Moins d'une minute"

Très bien organisés, les faux gendarmes utilisent des accessoires pour faire illusion: gyrophares sur des véhicules civils, casquettes, polos, brassards. Puis, entre deux et six heures du matin, ils prennent en chasse des véhicules qu'ils incitent à se garer sur la bande d'arrêt d'urgence, décrit la radio.

Braquant des lampes torches sur les occupants du véhicule, ils prétendent être à la recherche de drogue ou de faux papiers et fouillent ensuite le véhicule dérobant rapidement l'argent, les téléphones portables et autres objets de valeur qui s'y trouvent.

Alain Archaimbault, capitaine de gendarmerie de l'escadron de la sécurité routière des Bouches-de-Rhône, rappelle sur France Info que les vrais contrôle de gendarmerie ne s'effectuent jamais sur le bord de la route.

"Parfois cela prend moins d'une minute et souvent ils prennent le soin de voler les portables et les clés du véhicule pour retarder l'alerte", met en garde le gradé qui précise que "pour des raisons évidentes de sécurité les forces de l'ordre n'interceptent jamais les véhicules au milieu des voies de l'autoroute pour opérer ensuite un contrôle de routine sur la bande d'arrêt d'urgence".

Pas de panique pour autant, le capitaine se veut rassurant sur les suites de l'enquête. "On a bon espoir que cette enquête aboutisse assez rapidement", a-t-il assuré.

A. D.