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Dans le Gard des anti-nucléaires tentent de "déboulonner" des lignes à très haute tension

Un pylône de ligne à haute tension.

Un pylône de ligne à haute tension. - -

Quatre préfectures du sud-est de la France ont reçu une lettre anonyme menaçant de "déboulonner" des lignes électriques. Une menace prise au sérieux par les autorités.

Un pli envoyé mardi à quatre préfectures du sud de la France (Gard, Vaucluse, Drôme et Bouches-du-Rhône), à ERDF et à plusieurs médias dont le Midi Libre, inquiète les autorités. Il s'agit d'un sachet de boulons accompagné d'une lettre anonyme. Le message? "Parce que leur nucléaire n'est pas plus sûr qu'il n'est transparent, nous déboulonnerons les pylônes THT", rapporte Midi Libre.

Un anonymat qui inquiète

Cette pratique de lettre anonyme n'est cependant pas courante chez les associations anti-nucléaires qui, au contraire, font publicité de leurs actions.

La suite du message exprime une "solidarité avec les victimes civiles et militaires de la dictature nucléaire". "Assez de catastrophes qui nous affectent tous : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Three Miles Island, Fukushima... Halte aux rejets radioactifs quotidiens passés sous silence, halte aux crimes", est-il aussi déclaré.

Christophe Perrin, chef de cabinet du préfet du Gard a, rapporte le Midi Libre, demandé aux opérateurs publics de rester vigilants, notamment grâce à la télésurveillance.

Catherine Greiveldinger, directrice régionale Sud-Est de RTE (Réseau de transport d'électricité), a expliqué que les boulons reçus par les préfectures ressemblaient "à ceux que l'on utilise, sachant qu'un pylône en comporte entre 650 et 900". "On a fait un contrôle visuel de nos lignes sur les points stratégiques entre hier (mardi, ndlr) et aujourd'hui (mercredi, ndlr), et nous n'avons pas pour l'instant trouvé de boulon manquant", a-t-elle cependant ajouté.

La chute d'un pylône ne menacerait pas l'intégrité du réseau

Que se passerait-il, si un pylône venait effectivement à tomber? Sur ce point, Christophe Perrin se veut rassurant. "Si l'on perd une ligne, il existe bien sûr des systèmes de dérivation et de rebouclage mis en place par les opérateurs, pour lesquels les plus grosses menaces sur le réseau en dehors de ce genre de menace, c'est le vent ou encore la neige. Pour l'instant, nous sommes vigilants, mais sereins", explique le chef de cabinet.

La police judiciaire de Marseille a ouvert une enquête.

David Namias