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Dammartin-en-Goële: une collecte pour l'imprimerie victime des frères Kouachi

L'imprimerie CTD pendant le jour de l'assaut du GIGN, soit le 9 janvier 2015.

L'imprimerie CTD pendant le jour de l'assaut du GIGN, soit le 9 janvier 2015. - Joël Saget - AFP

Un bel élan de solidarité est né après l'assaut contre les frères Kouachi à Dammartin où l'imprimerie dans laquelle les deux terroristes s'étaient retranchés a été largement détruite. Une collecte mise en place par les commerçants de la ville et qui permettra sans doute à l'entreprise de renouer très prochainement avec l'activité.

Une collecte de fonds a été lancée sur internet, avec 37.000 euros récoltés dimanche, pour aider l'imprimerie de Dammartin-en-Goële dans laquelle s'étaient retranchés les frères Kouachi après la tuerie de Charlie Hebdo, partiellement détruite lors de l'assaut des forces de l'ordre.

La collecte, lancée mercredi par l'Association des commerçants de Dammartin-en-Goële, vise à aider l'entreprise, encore à l'arrêt aujourd'hui, à "reprendre son activité dans les plus brefs délais", a indiqué Jean-Pierre Mateo, premier adjoint au maire de cette commune de Seine-et-Marne.

Les locaux et les six machines détruites

"Les locaux ont été en partie endommagés" et certaines machines sont "hors d'usage", a-t-il précisé. Les six machines d'une valeur unitaire allant de 80.000 à 100.000 euros ont ainsi été détruites durant l'assaut. Mais ces dons providentiels devraient permettre à l'entreprise de payer ses charges et de racheter du matériel informatique et une première machine afin de renouer avec l'activité. Le gérant de l'imprimerie ne s'est pas associé publiquement à cette collecte pour, cité par Le Parisien, "ne pas faire le miséreux".

Déjà plus de 67.000 euros, mardi

Mise en ligne sur le site de cagnotte en ligne leetchi.com, cette collecte affichait mardi matin quelque 67.000 euros de dons, pour 1.725 participants. Et il reste encore 32 jours pour apporter sa contribution.

L'attitude de Michel Catalano avait été particulièrement héroïque le 9 janvier, deux jours après le massacre à Charlie Hebdo. Ce gérant était allé au-devant des terroristes non sans avoir, quelques minutes avant, enjoint l'un de ses employés d'aller se cacher. Sans doute par son sang froid lui a-t-il ce jour-là sauvé la vie.

D. N. et V.R. avec AFP