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Crash de l'avion du patron de Total: les deux principaux accusés dispensés de peine

Le conducteur du chasse-neige et l'ingénieur responsable du contrôle des vols ne purgeront pas leur peine.

Le conducteur du chasse-neige et l'ingénieur responsable du contrôle des vols ne purgeront pas leur peine. - VASILY MAXIMOV / AFP

Reconnus coupables, le conducteur du chasse-neige et l'ingénieur responsable du contrôle des vols ne purgeront pas leur peine en vertu d'une amnistie décrétée en 2015.

Le 20 octobre 2015, le PDG de Total, Christophe de Margerie, décédait dans le crash de son avion en Russie. Près de deux ans plus tard, la justice russe a dispensé de peine les deux principaux accusés en vertu d'une amnistie décrétée en 2015.

Le conducteur du chasse-neige à l'origine du crash ainsi que l'ingénieur responsable du contrôle des vols ont pourtant été reconnus coupable par un tribunal de Moscou dans cette affaire et condamnés respectivement à quatre et trois ans de camp, des peines qu'il ne purgeront donc pas en vertu de cette amnistie. 

Le Parquet avait requis 4 ans et 7 mois de camp à l'encontre des deux hommes. Le 20 octobre 2014, le numéro un de Total avait trouvé la mort lorsque son Falcon était entré en collision avec un chasse-neige à l'aéroport Vnoukovo de Moscou avant de s'écraser. Les deux pilotes et une hôtesse de l'air avaient également péri.

Procédure spéciale

Cinq employés de l'aéroport -le conducteur du chasse-neige Vladimir Martynenko, les contrôleurs aériens Alexandre Krouglov et Nadejda Arkhipova, l'ingénieur Vladimir Ledenev et le responsable du contrôle des vols Roman Dounaïev- étaient jugés depuis près d'un an par le tribunal de Solntsevo, dans le sud de la capitale russe. Une procédure spéciale accélérée avait été mise en place pour Vladimir Martynenko et Vladimir Ledenev, qui ont plaidé coupable.

Principal accusé dans ce procès, Vladimir Martynenko avait 0,6 gramme d'alcool par litre de sang au moment de l'accident, d'après le Comité d'enquête russe. Vladimir Ledenev est pour sa part accusé de ne pas s'être assuré que la piste de décollage et d'atterrissage était dégagée. "Je suis coupable, je reconnais ma faute à 100% et je regrette ce que j'ai fait. Je demande pardon à tous ceux qui ont souffert", a déclaré Vladimir Martynenko devant le juge vendredi.

Les trois autres accusés sont soupçonnés de ne pas avoir réagi lorsque le chasse-neige était sur la piste et de ne pas avoir respecté les normes de sécurité. Leur cas a été renvoyé au Parquet pour être réexaminé.

P.L avec AFP