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Coup de feu devant un lycée de Brest: deux jeunes de 17 et 18 ans interpellés

Un commissariat

Un commissariat - GERARD JULIEN / AFP

Les deux suspects, âgés de 17 et 18 ans, sont sans domicile fixe et connus des services de police. Ils sont soupçonnés d'être à l'origine du coup de feu tiré en l'air mercredi après avoir mis en joue un élève de terminale.

Deux anciens élèves du lycée Dupuy-de-Lôme de Brest, devant lequel un coup de feu a été tiré mercredi, ont été placés en garde à vue ce lundi, a indiqué le procureur de la République de Brest, Jean-Philippe Récappé.

Les deux jeunes, l'un âgé de 17 ans et l'autre de 18 ans, ont été interpellés dans la matinée et placés en garde à vue pour "violences volontaires avec arme en réunion dans une enceinte scolaire".

Des jeunes sans domicile fixe

Tous deux, sans domicile fixe, sont défavorablement connus des services de justice et de police, a ajouté le magistrat indiquant que l'un serait à l'origine du coup de feu tiré en l'air après avoir mis en joue un élève de terminale, d'origine albanaise, qui avait reçu des menaces. Une enquête de police est en cours pour déterminer avec précision le déroulement des faits et les infractions commises.

Mercredi, lors de la récréation de l'après-midi, des jeunes cagoulés et armés, notamment de battes de baseball, ont investi les terrains de sports municipaux qui jouxtent le lycée où les élèves ont l'habitude de se rendre pour fumer. Un coup de feu, tiré en l'air selon des témoignages, serait parti à ce moment-là. Les élèves, une vingtaine, se sont alors réfugiés dans l'enceinte de leur établissement, suivis des assaillants qui auraient cependant été rapidement repoussés par le personnel présent. Deux élèves ont été légèrement blessés.

"L'événement s'est produit à l'extérieur du lycée", a souligné lundi matin lors d'une conférence de presse dans l'établissement le recteur de l'académie de Bretagne Emmanuel Ethis.

Cellule d'écoute psychologique

Le recteur a précisé à cette occasion que, contrairement à des affirmations des syndicats, "la cellule psychologique est en place depuis le début de l'événement" au lycée brestois.

"Dès le jeudi, le pôle santé social de l'établissement était en capacité d'accueillir les élèves", a précisé le proviseur du lycée, Richard Le Tirilly. "La cellule d'écoute proprement dite réclame une structure un peu plus imposante et plus importante et c'est le cas depuis ce matin", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué les syndicats SUD éducation, FSU et CGT avaient dénoncé jeudi "l'absence de mise en place d'une cellule psychologique", alors que "des élèves ont été traumatisés". "On a commencé a écouter une quinzaine d'élèves dès le jeudi (...), aujourd'hui on a une demande d'environ 70 personnes au total", a précisé le recteur, faisant état d'une cellule d'écoute "évolutive".

Ambre Lepoivre avec AFP