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Brest: échauffourée devant un lycée, un coup de feu tiré

Une échauffourée a eu lieu devant un lycée de Brest (Photo d'illustration)

Une échauffourée a eu lieu devant un lycée de Brest (Photo d'illustration) - JACQUES DEMARTHON / AFP

Une échauffourée entre jeunes, armés de battes de baseball, a éclaté devant un lycée de Brest (Finistère), mercredi. Un coup de feu a été tiré.

Des jeunes encagoulés et armés de battes de baseball se sont brièvement introduits mercredi dans un lycée de Brest avant qu'une échauffourée n'éclate à l'entrée et qu'un coup de feu ne soit tiré, a appris l'Agence France-Presse ce jeudi de sources policière et syndicale et auprès de la préfecture du Finistère.

"Une échauffourée entre jeunes individus s'est produite hier après-midi à l'entrée du lycée Dupuy-de-Lôme, au cours de laquelle un coup de feu aurait été tiré. Aucun blessé par balle n'est à déplorer", indique dans un communiqué la préfecture. Une élève de seconde a été blessée par un coup de batte de baseball, ont cependant précisé des sources policières et syndicales. 

"Ça s'est passé à 15H30 lors de la récréation, une dizaine de jeunes encagoulés sont entrés par l'arrière du lycée", a pour sa part assuré Olivier Cuzon, l'un des enseignants du lycée, délégué syndical Sud Education.

Les suspects des violences identifiés

"Les faits se sont passés à l'extérieur du lycée", a assuré la source policière, indiquant que des témoins avaient fait état d'un coup de feu tiré en l'air depuis l'extérieur où une douille a été retrouvée. Selon la même source, le groupe d'individus encagoulés "cherchaient un élève de l'établissement pour en découdre".

Dans un communiqué les syndicats SUD éducation, FSU et CGT ont dénoncé "l'absence de mise en place d'une cellule psychologique par le rectorat. Des élèves ont été traumatisés, une d'elle a été frappée et blessée. L'école doit être un sanctuaire, un lieu où les élèves doivent se sentir en totale sécurité".

Le rectorat n'était pas joignable dans l'immédiat. Selon la préfecture, "l'enquête en cours a permis d'identifier les suspects de ces violences" qui sont "défavorablement connus des services".

C.Bo. avec AFP