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Corse: violents affrontements entre  nationalistes et policiers à Bastia

Des affrontements entre des nationalistes et les forces de l'ordre ont éclaté mercredi soir à Bastia. Les manifestants dénonçaient les réquisitions contre des jeunes jugés à Paris pour avoir lancé une voiture contre la sous-préfecture de Corte en avril 2012.

De violents affrontements ont éclaté mercredi soir dans le centre de Bastia en Corse après qu'une centaine de personnes se soient rassemblées pour protester contre les réquisitions du ministère public dans le procès contre trois jeunes nationalistes jugés à Paris pour avoir lancer une voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en avril 2012.

Quatre policiers ont été légèrement blessés dans ces violences, a confirmé à BFMTV.com une source policière. Le ministre de l'Intérieur a condamné "avec la plus grande fermeté" des violences de la soirée. A la réouverture du procès des trois nationalistes jeudi matin, l'un des prévenus a refuser de condamner qui que ce soit. "J'appelle au calme, à l'apaisement et à la retenue", a-t-il ajouté.

Bombe agricole

Mercredi vers 20 heures, après qu'une manifestation de soutien aux trois militants nationalistes jugés, à l'appel de l'organisation Ghjuventu Indipendentista (GI, Jeunesse indépendantiste) a rassemblé place Saint-Nicolas à Bastia une centaine de personnes, 80 d'entre elles se sont dirigées vers la Banque de France située à proximité et ont commencé à incendier des poubelles. Les forces de l'ordre se sont alors déployées. 

Un graffiti "Liberta, Francia fora" (Liberté, France dehors) a été écrit durant les échauffourées sur la façade la Banque de France. Du mobilier urbain, comme des bennes à ordures, a été incendié avant que les protestataires ont tenté de s'attaquer au portail de l'établissement public avec une bombe agricole, selon France 3 Corse. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Vers 23 heures, le calme était revenu dans les rues de Bastia.

Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Jean-Baptiste Verdi, trois militants du GI âgés de 22 à 24 ans, sont jugés par une cour d'assises spéciales de Paris pour avoir lancé une voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte, en Haute-Corse, le 1er avril 2012. Mercredi, le ministère public a requis huit ans de prison contre le premier, seul prévenu à comparaître détenu et six ans contre les deux autres, l'un comparaissant libre, l'autre se trouvant en fuite.

Justine Chevalier