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Corse : 21 policiers et gendarmes blessés dans des heurts avec des nationalistes

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a dénoncé vendredi les affrontements provoqués, selon lui, par des nationalistes corses à Bastia (Haute-Corse), où 21 policiers et gendarmes ont été blessés au cours des deux dernières nuits. /Photo d'archives/REU

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a dénoncé vendredi les affrontements provoqués, selon lui, par des nationalistes corses à Bastia (Haute-Corse), où 21 policiers et gendarmes ont été blessés au cours des deux dernières nuits. /Photo d'archives/REU - -

21 policiers et gendarmes ont été blessés dans des affrontements avec des nationalistes corses, mercredi et jeudi soirs à Bastia, annonce vendredi le ministère de l'Intérieur, qui « condamne » ces troubles « avec une très grande sévérité ».

Des échauffourées avec des nationalistes corses ont fait 21 blessés parmi les gendarmes et les policiers.
Pour la deuxième soirée consécutive, des affrontements ont eu lieu à Bastia jeudi soir entre des militants nationalistes et les forces de l'ordre. Il s’agit de réactions à l'interpellation cette semaine de plusieurs personnes, dans le cadre de l'attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte, en Haute-Corse, en avril 2012. Des heurts avec les forces de l'ordre ont d'abord eu lieu mercredi soir en marge d'un rassemblement de soutien devant le commissariat de Bastia à des membres interpellés du syndicat étudiant nationaliste Ghjuventù Indipendentista. L’organisation dénonçait « l'acharnement répressif » dont sont victimes, selon l'organisation, ses militants et les méthodes appliquées par « la justice coloniale ». Un scénario identique s'est répété jeudi soir. Des dizaines de manifestants ont lancé des projectiles, dont des bombes agricoles, devant le commissariat et la place du marché de la ville, tandis que l'entrée d'une banque a été vandalisée.

Depuis début 2012, plus de 50 personnes interpellées

« Manuel Valls condamne avec une très grande sévérité la recherche de l'affrontement avec les forces de l'ordre et les agressions dont ont été victimes, pour la deuxième nuit consécutive, policiers et gendarmes à Bastia », indique un communiqué de l'Intérieur, qui précise : « Le ministre de l'Intérieur apporte son entier soutien aux 21 policiers et gendarmes blessés ces deux dernières nuits dans leur mission de protection et de rétablissement de l'ordre ».
Selon le document, « il n'est pas admissible que serve une nouvelle fois de prétexte à la violence et à la dégradation de biens publics et privés le déroulement normal d'une enquête (...) portant sur des faits graves d'attentat et de tentative d'attentat à l'explosif contre des bâtiments publics commis en 2012 ». Le ministre estime que l'action des pouvoirs publics « dérange profondément tous ceux qui veulent faire de la Corse un espace où délits et crimes, à l'instar du nouveau règlement de compte commis ce matin à San Nicolao, pourraient être perpétrés en toute impunité ». Il rappelle que depuis début 2012, « plus de 50 personnes impliquées dans des affaires de grande criminalité ont été interpellées ». Manuel Valls se rendra lundi et mardi en Corse, où il soulignera « la détermination sans faille du gouvernement dans la lutte contre toutes les formes de criminalité dont sont victimes l'immense majorité des Corses », selon le communiqué.

La Rédaction, avec agences