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Coronavirus: une fête organisée sur une plage d'Arcachon interrompue par la police

Plusieurs contrevenants, qui ont été identifiés via des vidéos, devraient être verbalisés dans les heures à venir.

Les faits remontent à vendredi passé. Ce soir-là, la police est forcée d'intervenir à plusieurs reprises après que des rassemblements ont été rapportés sur la plage Pereire à Arcachon, dans le département de la Gironde. Une pratique hautement déconseillée en cette période de déconfinement et de distanciation sociale. 

Dans un premier temps, à l'arrivée des forces de l'ordre, les 70 à 100 de fêtards se sont enfuis. Ce n'est que quelques minutes plus tard, alors que la police est de nouveau appelée sur les lieux, que la fête clandestine, dont certains moments ont été immortalisés dans des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, est définitivement arrêtée. 

Verbalisations

Au micro de BFMTV, la préfète de Gironde, Fabienne Buccio, assure que des sanctions seront prises dans les heures à venir. 

"Ils faisaient la fête en se moquant des moindres principes de distanciation. Il va y avoir une suite, des jeunes ont été identifiés et vont être convoqués. Il faudra voir mais ils seront sans nul doute verbalisés", assure-t-elle.

De son côté, interrogée par Le Parisien, la sous-préfète du département, Houda Vernhet, ne mâche pas ses mots. 

"Se rassembler à plus de 10 personnes, sans porter de masques, sans respecter les distances physiques est bien le signe d'une inconscience totale. Avec de tels comportements, ces jeunes mettent à mal le déconfinement progressif et balayent d'un revers de main, en une soirée, les effets bénéfiques du confinement. [...] Ils bravent les interdits et prennent le risque de créer un nouveau cluster qui conduirait à refermer les plages", conclut-elle. 

Bilan positif

En outre, une enquête pour "mise en danger de la vie d'autrui" a été ouverte par le parquet, selon une source proche du dossier.

"Si eux se sentent, parce qu'ils sont jeunes, peut-être plus protégés que d'autres, il faut pas oublier qu'ils ont des parents (...) On ne peut pas comme ça faire prendre de tels risques, pour soi à la limite, mais aux autres...", a dénoncé la préfète.

Elle a toutefois souligné le bilan positif de ce deuxième week-end consécutif de plages ouvertes et de temps ensoleillé: "ce week-end nos plages ont attiré du monde, la journée ça s'est plutôt globalement bien passé."

Hugo Septier