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Compiègne: des pompiers et des policiers caillassés lors d'une intervention

Véhicule de police - Photo d'illustration

Véhicule de police - Photo d'illustration - AFP

Des pompiers et des policiers ont été caillassés vendredi soir à Compiègne dans l'Oise.

Des pompiers, venus éteindre un incendie dans une concession automobile, et des policiers qui les accompagnaient, ont été la cible de jets de pierres et de canettes vendredi soir à Compiègne (Oise), a appris l'AFP ce samedi de sources concordantes, qui précisent qu'il n'y a pas eu de blessés.

Peu après 21 heures, au Clos-des-Roses, un quartier sensible de Compiègne, "d'importants moyens ont été déployés suite à un feu qui concernait 15 véhicules, dans l'enceinte du garage Peugeot" situé à proximité de la caserne de pompiers de Compiègne, a indiqué le président du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Oise Eric de Valroger sur le compte Facebook du Sdis 60.

Pris à partie par une "vingtaine de personnes"

Lors de leur intervention, "les sapeurs-pompiers ont été pris à partie" par une vingtaine de personnes "qui les ont caillassées avant de lancer des canettes dans leur direction ainsi que sur les véhicules", a-t-il ajouté,précisant qu'une plainte allait être déposée samedi.

"Les sapeurs-pompiers étaient sous couvert des forces de police et aussi bien policiers que pompiers ont été visés par ces jets de pierres et de cannettes", a précisé le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) de l'Oise à l'AFP.

Enquête ouverte sur les causes de l'incendie

Selon la préfecture de l'Oise, il n'y a pas eu de blessés, ni dégâts sur les véhicules et les tensions se sont arrêtées "rapidement" après l'intervention des forces de l'ordre.

"L'enquête est en cours pour déterminer l'origine de l'incendie, à ce stade, on n'a pas d'éléments qui nous laisseraient penser qu'il puisse s'agir d'une piste criminelle", a affirmé à l'AFP le parquet de Compiègne.

Le quartier "du Clos-des-Roses", connu pour son trafic de stupéfiants, a déjà été le théâtre d'épisodes de tensions entre certains habitants et les forces de l'ordre.

G.D. avec AFP