BFMTV

Colère des surveillants à la prison de Sequedin

Le 13 avril 2013, Redoine Faïd s'est évadé de la prison de Sequedin en faisant exploser quatre portes blindées.

Le 13 avril 2013, Redoine Faïd s'est évadé de la prison de Sequedin en faisant exploser quatre portes blindées. - -

Une centaine de surveillants ont bloqué, lundi matin, les accès à la prison de Sequedin dans le Nord pour réclamer une augmentation des effectifs et plus de sécurité.

Ils sont une centaine de surveillants à faire barrage devant la maison d’arrêt de Sequedin dans le Nord, lundi 6 mai. Depuis 6 heures du matin, les surveillants et les syndicats sont mobilisés pour réclamer des mesures de sécurité supplémentaires et une augmentation des effectifs.

La mobilisation a lieu moins d’un mois après l’évasion de Redoine Faïd: un évènement qui a déclenché le ras-le-bol du personnel pénitentier.

Cette figure du grand banditisme s’est évadée samedi 13 avril de la maison d’arrêt de Sequedin en prenant en otage quatre surveillants en se rendant au parloir. Il est toujours en cavale.

Un blocus pour plus de sécurité

"On bloque tout, toute l'institution, les extractions, les livraisons, les parloirs", a indiqué Laurent Scassellati, secrétaire général de l'union régionale Ufap-Unsa.

Les surveillants mobilisés ont placé des palettes en bois et des pneus devant l’entrée de la maison d’arrêt.

Fin avril déjà, l’intersyndicale des surveillants de la prison de Sequedin avait annoncé ce mouvement de protestation. "Cela fait plusieurs mois même plusieurs années, qu’on tire la sonnette d’alarme sur les parloirs", a expliqué Stéphane Lecerf de l’UFAP-UNSA justice à Sequedin. "On nous a promis des travaux de sécurisation".

Les syndicats exigent également un renfort d’effectifs: l'objectif serait d'atteindre le nombre de deux surveillants par étage afin de mieux gérer les 800 détenus.

Un mouvement reconductible, pas une grève

Les agents pénitentiaires n’ayant pas le droit de grève, les surveillants présents lundi matin sont en repos ou en congés annuels. Certains prennent leur service à 13 heures.

En fonction des réponses apportées, les syndicats pourraient reconduire la mobilisation.

Alizée Golfier avec AFP