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Chevaux mutilés: deux automobilistes contrôlées par des propriétaires armés

La section de recherches de la gendarmerie de Grenoble est chargée de l'enquête pour assassinat

La section de recherches de la gendarmerie de Grenoble est chargée de l'enquête pour assassinat - DENIS CHARLET © 2019 AFP

Si les gendarmes affirment comprendre l'inquiétude des propriétaires de chevaux, ils dénoncent ces "contrôlent illicites" qu'ils jugent "pas admissibles".

Deux automobilistes ont été contrôlées au cours du week-end sur une route de campagne du Finistère par des propriétaires de chevaux armés, alors que les cas de sévices aux équidés se multiplient en France, a-t-on appris mercredi auprès des gendarmes.

"Une enquête judiciaire est ouverte, a indiqué le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage. Les éleveurs et propriétaires de chevaux sont très inquiets et on peut le comprendre, mais ils ne peuvent pas faire des contrôles illicites sur la voie publique", a-t-il assuré.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux jeunes femmes rentrant après leur travail depuis Quimper vers Rosporden ont été arrêtées et "contrôlées par deux individus armés d'un coupe-coupe et d'une arme factice ou d'une arme à plomb", a indiqué le colonel Duvinage. Empruntant régulièrement le même itinéraire, leur véhicule avait fait l'objet d'un signalement sur les réseaux sociaux, a-t-il précisé.

Des actions "pas admissibles"

Elles "ont été contrôlées deux soirs de suite par des personnes différentes et dans des conditions qui ne sont pas admissibles", a pour sa part indiqué le parquet de Quimper, sans préciser le jour où ces contrôles ont été effectués.

"On ne peut pas se faire justice soi-même, insiste auprès de France 3 le colonel Nicolas Duvinage. Je rappelle que la légitime défense est valable lorsque l’on s’attaque à l’intégrité des êtres humains et non à celle des chevaux". Au moins deux des quatre personnes impliquées ont été identifiées et devaient être entendues par la justice mercredi, selon le parquet.

De nombreux actes de mutilations d'équidés sont survenus ces derniers mois sur l'ensemble de la France, semant le trouble quant à leurs auteurs et leurs motivations. Les enquêteurs écartent l'hypothèse d'un auteur unique qui se déplacerait sur tout le territoire. Fin août, deux chevaux ont notamment été gravement mutilés à Bannalec, dans le sud Finistère.

AL avec AFP