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Chevaux mutilés: à Abbeville, la police patrouille pour rassurer les propriétaires

L'intervention humaine a été écartée dans la majorité des enquêtes.

L'intervention humaine a été écartée dans la majorité des enquêtes. - BFMTV

Afin de lutter contre le phénomène de violences à l'encontre des équidés, la police d'Abbeville a mis en place un système de patrouilles pour surveiller les pâtures, l'"opération tranquilité cheval".

"Une opération de prévention qui fonctionne bien", se réjouit le commandant divisionnaire de la police d'Abbeville. Depuis le 24 septembre dernier, et alors que la psychose sévit au sujet des violences à l'encontre des équidés partout en France, ses effectifs ainsi que ceux de la police municipale patrouillent autour des pâtures sur cette commune de la Somme.

Après deux mois et demi d'exercice, un premier bilan de cette action nommée "opération tranquilité cheval" a été dressé. 150 patrouilles de police ont été réalisées dans chacune des trois pâtures signalées - sur les cinq que compte la ville -, alors que la plupart des faits de mutilations déplorés le sont en zone gendarmerie. Aucun incident n'a été relevé.

"L'avantage de ce dispositif est qu'il s'intègre dans nos patrouilles habituelles, il n'est pas fixe, donc facile à mettre en place", estime le commandant Eric Bauer.

Un "risque", malgré tout

A la fin de l'été, police et professionnels se sont réunis pour évoquer les solutions afin de lutter contre d'éventuels actes de mutilation, alors que quelques faits ont été recensés dans le département de la Somme, hors du secteur d'Abbeville. Ils ont décidé de lancer un appel aux détenteurs de chevaux qui souhaiteraient bénéficier d'une surveillance policière, sur la base de l'opération "tranquilité vacances" pour lutter contre les cambriolages lors de la période estivale.

Trois propriétaires de chevaux se sont manifestés et bénéficient donc de ce dispositif de patrouilles, qui font un détour par leur pâturage, principalement la nuit. Après ces deux premiers mois de mise en place, les patrouilles vont se poursuivre, et ce, même si sur les quelque 460 faits avérés dans le pays, seules 86 enquêtes ont pu déterminer une intervention humaine dans ces mutilations.

"Le risque existe malgré tout", conclut le commandant divisionnaire.
https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV