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Charlie Hebdo: appel à témoins pour retrouver les frères Kouachi, le plus jeune suspect s'est rendu

Une opération de police avec la participation du Raid était en cours mercredi soir.

Une opération de police avec la participation du Raid était en cours mercredi soir. - BFMTV

Une fusillade a éclaté mercredi au siège de Charlie Hebdo, faisant douze morts et onze blessés. Un jour de deuil national a été décrété par François Hollande jeudi. 

Paris frappée par le terrorisme: deux hommes armés ont attaqué mercredi le journal satirique Charlie Hebdo, aux cris de "Allah akbar", tuant douze personnes dont les dessinateurs Cabu et Wolinski, dans le plus grave attentat en France depuis plus d'un demi-siècle. "Un acte terroriste", a réagi le président François Hollande, qui a décrété un jour de deuil national jeudi.

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2h34 - La police publie un appel à témoins avec les photos des deux frères recherchés, Chérif et Saïd Kouachi, âgés de 32 et 34 ans. 

Ces personnes sont "susceptibles d'être armées et dangereuses", prévient la préfecture de police de Paris, précisant qu'ils "font l'objet de mandats de recherche". "Toute personne détenant des informations" sur les suspects est invitée à joindre le numéro vert 0805 02 17 17.

2h17 - Le plus jeune des trois hommes recherchés s'est rendu à la police de Charleville-Mézières vers 23 heures. Il serait âgé de 18 ans, serait SDF et lycéen en terminale à Charleville-Mézières.

Soupçonné d'avoir aidé les deux tireurs, il s'est rendu "après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux". Il a été interpellé et placé en garde à vue.

2h16 - Plusieurs gardes à vue sont en cours dans l'entourage des autres suspects, Chérif et Saïd Kouachi, deux frères âgés de 32 et 34 ans, nés à Paris et connus des services de police. La police diffuse un appel à témoins avec leurs photos.

Le plus jeune des deux frères - Chérif - a été condamné à trois ans de prison en 2008 pour avoir fréquenté une filière de recrutement jihadiste, dite filière irakienne du XIXe arrondissement, qui recrutait au début des années 2000 à Paris pour faire le jihad en Irak.

1h40 - Une vingtaine de policiers du Raid lourdement armés ont pénétré peu après minuit dans un immeuble du quartier Croix-Rouge de Reims, et en sont ressortis une dizaine de minutes plus tard. Des hommes de la police scientifique en combinaisons blanches leur ont succédé, pour effectuer des relevés et prendre des photos, derrière des rideaux blancs, au premier étage de l'immeuble.

1h30 - Une autre intervention du Raid et du GIGN a eu lieu à Charleville-Mézières.

1h00 - La presse en deuil se dresse contre "la barbarie". Le choc ressenti après la sanglante attaque contre Charlie Hebdo se traduit à la Une des journaux français jeudi qui appellent à faire front face à la "barbarie" et à la "liberté assassinée". Le sujet fait aussi la Une de la presse étrangère ce jeudi.

00h53 - Un avis de recherche lancé contre trois hommes. La police recherche deux frères d'une trentaine d'années, dont un avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak. Un troisième homme âgé de 18 ans figure parmi les suspects.

00h20 - De nombreux policiers déployés à Reims dans le quartier Croix-Rouge mais aucun assaut ni périmètre de sécurité. "Les forces de l'ordre ont investi un hall d'immeuble sans aucune interpellation constatée", explique l'envoyée spéciale de BFMTV Mélanie Bertrand. Un appartement en particulier était visée mais il était vide.

23h30 - Céline Martelet, journaliste à RMC, a échangé avec des gens qui ont connu les frères recherchés. "A l'époque, ils étaient considérés comme des pied-nickelés, c'est comme ça qu'on me les a décrit. En 2005, il tente de partir en Irak, ça ne marche pas et quand ils rentrent ils sont interpellés et placés en détention provisoire" dans l'affaire de la filière irakienne du 19e arrondissement ou bande des Buttes-Chaumont. "L'un des frères est jugé par des gens qui l'on cotoyé, lors de son procès en 2008, comme naïf et influençable". D'autres témoignages expliquent que lors d'un passage en prison, il a fait beaucoup de musculation et était sorti "renforcé, solide".

23h15 - Opération de police avec le Raid en cours à Reims. Les policiers "vont partir en opération. Ou, prévenus par la presse et les réseaux sociaux, ils (les suspects) sont partis, ou ça va rafaler", a déclaré un officier du Raid à l'AFP, appelant les journalistes présents à la "plus grande prudence".

Les enquêteurs ont notamment mené des perquisitions à Reims, Strasbourg et dans plusieurs villes de la région parisienne. Ces opérations n'avaient encore donné lieu à aucune interpellation en milieu de soirée.

22h40 - Une minute de silence jeudi dans les établissements scolaires. La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem "demande à l'ensemble des personnels, ainsi qu'à l'ensemble des élèves et étudiants de respecter, jeudi 8 janvier à midi, une minute de silence", selon un communiqué, en écho au deuil national décrété par le président de la République.

22h30 - Trois hommes recherchés. "Deux frères sont actuellement recherchés pour être interrogés, explique le spécialiste police-justice de BFMTV Dominique Rizet. Ils sont connus pour avoir fréquenté une filière de recrutement jihadiste, dite filière irakienne du 19e arrondissement, qui recrutait au début des années 2000 à Paris pour faire le jihad en Irak. Cette filière aurait des camps d'entraînement en Tunisie". 

Agés de 32 et 34 ans, l'un comme l'autre étaient fichés à la Direction Générale du Renseignement Intérieur (DGSI) ainsi qu'à la direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), assure Le Point.

Le procès de certains membres de cette filière s'est tenu à Paris en 2008.

Un troisième homme de 18 ans est également recherché.

22h - François Hollande recevra Nicolas Sarkozy jeudi à 9h30, indique mercredi soir l'Elysée. Le Premier ministre Manuel Valls avait pour sa part invité mercredi Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, à participer à une manifestation en hommage aux victimes de l'attaque.

Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan seront eux aussi reçus vendredi par François Hollande.

Les anciens présidents de la République Jacques Chirac et Valéry Giscard-d'Estaing seront eux aussi reçus.

21h50 - Bernard Cazeneuve s'exprime depuis le siège de Charlie Hebdo et fait part au nom du ministère de l'Intérieur de sa "considérable émotion" et de son "incommensurable tristesse". "Nous mettons tout en oeuvre pour que la justice passe", a insisté le ministre. Il a indiqué la mobilisation de 400 militaires sur tout le territoire national et une protection accrue des organes de presse. Il a enfin invité "chacun à ses responsabilités, car la diffusion d'informations aléatoires et approximatives est de nature à compliquer le déroulement de cette enquête et à retarder son dénouement".

21h - Un cinquième dessinateur, Philippe Honoré, figure parmi les douze morts de l'attaque contre Charlie Hebdo, a indiqué l'urgentiste Patrick Pelloux, chroniqueur au journal, confirmant des sources proches de l'enquête.

20h56 - François Hollande observera un "moment de recueillement" jeudi à la préfecture de police de Paris, annonce L'Elysée.

20h50 - Barack Obama exprime à François Hollande "la solidarité" des Etats-Unis. Les deux chef d'Etat se sont téléphonés ce mercredi.

20h37 - L'ancien directeur de Charlie Hebdo Philippe Val exprime son émotion sur BFMTV. Il demande à ce que les journaux français "s'appellent tous Charlie Hebdo" jeudi. "Ils ne doivent pas être morts pour rien", a-t-il expliqué, lançant un appel aux musulmans de France.

20h35 - "Ce sont des héros de la démocratie", déclare Robert Badinter sur France 2.

20h30 - Plus de 100.000 manifestants dans toute la France en hommage aux victimes de Charlie Hebdo

20h - "Aujourd'hui la France est attaquée dans son coeur", déclare François Hollande dans une allocution aux Français en direct à la télévision. Jeudi "sera une journée de deuil national", annonce le chef de l'Etat alors que "les drapeaux resteront en berne durant trois jours". "Notre meilleure arme, c'est notre unité. Rien ne peut nous diviser, rien ne doit nous séparer", a dit François Hollande.

"Je veux ici, en votre nom, dire toute notre reconnaissance aux familles, aux éprouvés, aux blessés, aux proches, à tous ceux qui sont aujourd'hui meurtris dans leur chair par ce lâche assassinat", a déclaré le chef de l'Etat.

La dernière journée de deuil national avait été décrétée le 14 septembre 2011, pour les attentats qui avaient frappé New York trois jours plus tôt.

19h43 - 35.000 manifestants à Paris en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. La place de la République, noire de monde, a été fermée à la circulation, et les manifestants, venus à l'appel de plusieurs syndicats, associations, médias ou partis politiques, peinaient à y accéder, ont constaté des journalistes sur place.

19h33 - Manuel Valls convie Nicolas Sarkozy et l'UMP à la "marche républicaine" de samedi à Paris, annonce Frédéric Péchenard, directeur général du parti de l'opposition. "Le Premier ministre Manuel Valls a appelé le président Sarkozy. L'idée était d'étudier la participation de l'UMP lors d'une manifestation. Le président de l'UMP y est favorable à condition que ce soit digne, recueilli et ferme".

19h31 - Google France a apposé sur sa page d'accueil un ruban noir "en mémoire des victimes de l'attentat au journal Charlie Hebdo", une initiative rare de la part du géant de l'internet.

19h16 - "Un coup porté à l'ensemble des musulmans", déclare Dalil Boubakeur. Une
réunion des responsables religieux se tiendra jeudi pour une initiative commune.

19h09 - Les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention ont investi dans l'après-midi plusieurs appartements à Pantin et Gennevilliers, en banlieue parisienne. Des opérations qui n'ont donné lieu à aucune interpellation.

19h06 - Le Conseil de sécurité de l'ONU dénonce "une attaque lâche et barbare". "On est tous Français", déclare Matteo Renzi à l'ambassade à Rome.

18h57 - 10.000 personnes réunies à Lyon et à Toulouse. Ils étaient près de 3.000 à Rennes et entre 13.000 et 15.000 à Rennes.

18h31 - Nouvelle réunion de crise à l'Élysée jeudi à 8h30

18h27 - "Plus de 5.000" personnes rassemblées à Paris en hommage aux victimes, selon la police. 

18h13 - Les auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts et 11 blessés mercredi selon un nouveau bilan, criaient "Allah akbar" et "affirmaient vouloir venger le prophète", a confirmé le procureur de Paris François Molins. Le magistrat a évoqué un groupe d'"au moins deux individus", ajoutant qu'un témoin avait fait état de trois assaillants. 

Une enquête a été ouverte. Elle a été confiée à la direction de la PJ de Paris, section anticriminelle, à la DCPJ et à la DCRI.

Le procureur en appelle à la "responsabilité des médias".

18h11 - Anne Hidalgo va faire de Charlie Hebdo un "citoyen d'honneur" de la ville de Paris.

17h48 - François Hollande s'est rendu à la cellule d'urgence médico-psychologique à l'Hôtel-Dieu.

17h41 - PS, PCF, EELV, MRC appellent à une "marche républicaine" samedi à 15h à Paris. Un premier rassemblement a lieu ce mercredi soir place de la République à Paris. De nombreux autres sont organisés partout en France.

17h34 - Près de 500 CRS et gendarmes mobiles déployés en renfort à Paris. Six compagnies de CRS et escadrons de gendarmerie mobile, soit près de 500 hommes, ont "d'ores et déjà été déployés en renfort sur Paris", a annoncé le ministère de l'Intérieur.

17h05 - Ban Ki-moon "consterné" par cette "attaque contre la liberté de la presse".

17h03 - "Tous les Américains au côté des Français". Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exprimé, en français, la solidarité des Etats-Unis à l'égard de la France. "Je veux m'adresser directement aux Parisiens et à tous les Français pour leur dire que tous les Américains se tiennent à leurs côtés", a-t-il déclaré M. Kerry.

16h50 - Les drapeaux ont été mis en berne mercredi sur les principaux centres du pouvoir exécutif et législatif, comme l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale et le Sénat. Le président François Hollande, qui a décidé de maintenir la cérémonie de voeux aux autorités religieuses prévue à 18h au palais présidentiel, a en revanche décidé de reporter ses voeux aux corps constitués initialement prévus jeudi matin.

16h30 - conférence de presse du procureur de Paris à 17h45.

16h20 - Appel de Bartolone et des présidents de tous les groupes politiques à "l'union nationale". Dans un communiqué, ils affirment "l'union de toutes les forces républicaines pour défendre sans concession et sans faiblesse cette France que nous aimons tant, qui a fait de notre Nation ce qu'elle est et ce pourquoi elle est aimée".

15h48 - Un groupe de presse à Madrid évacué après réception d'un colis suspect

15h44 – La France "touchée dans son cœur", déclare Manuel Valls. "La France a été touchée dans son coeur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a-t-il déclaré à l'issue d'une visite au commissariat du XIe arrondissement où travaillait l'un des policiers tués.

15h35 – L’économiste Bernard Maris fait partie des victimes. "France Inter pleure et nos pensées vont à sa famille", a tweeté Mathieu Gallet, PDG de Radio France. Bernard Maris, 68 ans, collaborait également à Charlie Hebdo, sous le pseudonyme d'"oncle Bernard".

15h25 - La Ligue arabe et Al-Azhar condamnent l'attaque contre Charlie Hebdo

15h11 – Bernard Cazeneuve s’exprime à l’issue de la réunion de crise interministérielle. Il y a "trois criminels à l'origine" de l'attaque a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Tout est mis en œuvre pour "neutraliser le plus rapidement possible les trois criminels qui ont été à l'origine de cet acte barbare". L'immeuble de "Charlie" a été attaqué par deux assaillants lourdement armés qui ont ensuite pris la fuite. 

15h06 – Les enquêteurs lancent un appel à témoins. Un numéro vert (08.05.02.17.17) a "été mis à disposition" et "activé" afin de recueillir tout témoignage sur cet attentat, a indiqué Richard Atlan, le porte-parole de la direction de la police judiciaire parisienne, dont la brigade criminelle est en charge de l'enquête avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

14h45 – Sarkozy appelle à "refuser la tentation de l’amalgame"
Nicolas Sarkozy a dénoncé un "acte abject qui heurte la conscience humaine", lors d’une conférence de presse. "C’est une attaque directe et sauvage à l’un des principes républicains les plus chers, la liberté de la presse", a dénoncé l’ancien président, appelant à résister face à ces menaces. "Nous devons continuer à dire ce que nous voulons dire, et à vivre comme nous voulons vivre". Il a conclu en incitant les Français à ne pas céder "à la tentation de l’amalgame et à présenter un front uni contre ces barbares." "Notre formation politique soutiendra sans réserve toutes les initiatives du gouvernement qui iront dans ce sens."

14h40 – De nombreux rassemblements partout en France
Des manifestations spontanées de soutien s’organisent dans les grandes villes en soutien aux victimes et à la liberté de la presse, avec le slogan de solidarité "Je suis Charlie". A Toulouse, par exemple, un rassemblement silencieux est prévu à 18 heures place du Capitole.

14h30 - Un automobiliste braqué, un piéton percuté
Selon les premiers éléments, les hommes ont pris la fuite jusqu’à Porte de Pantin, où ils ont abandonné leur véhicule. Là-bas, ils ont braqué une autre voiture et percuté un piéton avant de prendre la fuite de nouveau, vers l’est parisien.

14h20 – "Ils se revendiquaient d’Al-Qaïda"
La dessinatrice Coco, qui travaille pour Charlie Hebdo, raconte à l’Humanité la scène à laquelle elle a assisté. "J’étais devant la porte de l’immeuble du journal avec ma fille, deux hommes cagoulés et armés sont arrivés et nous ont brutalement menacés. Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur les journalistes. Ca a duré cinq minutes. Je m’étais réfugiée sous un bureau. Ils parlaient parfaitement le français, et se revendiquaient d’Al-Qaïda.

13h50 – Les réseaux sociaux solidaires
Sur Twitter et sur Facebook, un hashtag #JeSuisCharlie et des photos avec ce slogan ont été lancés en soutien aux victimes de l’attentat.

13h45- « Ils n’ont rien à voir avec l’Islam »
Hassem Chalgoumi, imam de Drancy, a exprimé son émotion sur BFMTV. "Nous avons une pensée énorme aux familles des victimes. Nous sommes très tristes et très inquiets. Je suis très en colère. Des échos disent qu’ils ont crié qu’ils 'vengeaient le prophète'. C’est leur haine qui est vengée, leur barbarie, mais pas le prophète. Ils n’ont rien à voir avec l’Islam. Ce sont des criminels, des barbares qui ont vendu leur âme à l’enfer et qui veulent semer la terreur. Il ne faut pas céder à ça, il faut rester unis et forts face à eux. Ils ont touché la liberté, ils ont touché des policiers. Des symboles forts."

Le responsable musulman en a ensuite appelé "à l’Etat pour s’attaquer à ces sites internet, à ces gens qui manipulent cette jeunesse. On n’en peut." "Si on n’est pas d’accord avec Charlie Hebdo, on répond au dessin par le dessin, à l’art par l’art, à l’écrit par l’écrit, et pas par la haine et le sang."

13h40 – L’identité de quatre victimes connue
Selon plusieurs sources concordantes, de grandes plumes du journal font partie des victimes : Cabu, Charb, Wolinski, et Tignous.

13H30 - Les enfants mis sous haute protection

Dans la capitale, les sorties scolaires et les activités en dehors des établissements ont été stoppées après l'attentat, indique le rectorat de Paris.

13h15 – Nouveau bilan de 12 morts
Le parquet de Paris annonce que le bilan grimpe à douze morts: deux policiers et dix journalistes.

13h05 – Paris sous très haute protection
"Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports" ont été placés sous "protection renforcée", détaille Matignon. Le plan VigiPirate a été relevé au niveau "alerte attentat", le niveau le plus élevé, "sur l’ensemble de la région Ile-de-France", sur décision du Premier ministre Manuel Valls.

13h00 – Les terroristes traqués
"Tous les moyens sont mis en œuvre" pour "identifier, traquer et interpeller" les auteurs, indique Matignon. Les deux terroristes sont toujours en fuite.

12h45 – Hollande évoque "un attentat terroriste"
Le président est arrivé au siège de Charlie Hebdo, dans le 11ème arrondissement de Paris, près du boulevard Richard Lenoir, où s’est terminée la fusillade. Il a pris la parole pour confirmer le bilan provisoire de onze morts, et de 4 blessés "en situation d’urgence absolue".

"C’est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute, contre un journal qui avait été plusieurs fois menacé, et qui était protégé. Dans ces moments-là, il faut faire bloc. Nous devons montrer que nous sommes un pays uni. Nous devons réagir avec fermeté, tout en conservant une unité nationale. Plusieurs attentats terroristes avaient été déjoués ces dernières semaines. Mais parce que nous sommes un pays de liberté, nous conjurerons ces menaces", a lancé le chef de l'Etat sur les lieux de l'attentat.

12h30 – Hollande se rend sur place
Le président a quitté précipitamment l’Elysée pour se rendre sur les lieux de la fusillade. Il doit tenir à 14 heures une réunion de crise avec le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement : Manuel Valls, Jean-Yves le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture).

12h25 - "On a vu deux hommes entrer"

Un témoin de la scène, contacté par BFMTV, raconte avoir vu "deux hommes cagoulés, habillés en noir, pénétrer dans le bâtiment de Charlie Hebdo, avec des kalachnikovs" "On a ensuite entendu qu'ils ouvraient le feu à l'intérieur, avec des tirs très nombreux. On a été tous évacués sur le toit (il travaille dans un bureau en face, ndlr). Au bout de quelques minutes, ils ont pris la fuite, après avoir continué à tirer en pleine rue".

12h20 – Bilan de onze morts
Le parquet de Paris confirme un bilan de onze morts pour le moment. La piste terroriste est envisagée.

A. G. avec AFP