BFMTV

"Chaque faute doit être sanctionnée": Castaner prône l'intransigeance face aux violences policières

Interrogé au Sénat, au lendemain de l'impressionnante manifestation parisienne en mémoire d'Adama Traoré, le ministre de l'Intérieur a tenu à assurer de sa volonté de sanctionner les policiers coupables de violences.

Au lendemain de l'impressionnante manifestation en hommage à Adama Traoré, le gouvernement se voit contraint de réagir. Après la porte-parole Sibeth Ndiaye au sortir du Conseil des ministres, ce fut au tour de Christophe Castaner. Lors de la séance de questions d'actualité au Sénat, le ministre de l'Intérieur a tenu à rappeler qu'il fallait éviter le moindre "deux poids, deux mesures". Entre maintien de l'ordre et respect des règles dans les rangs de la police. 

"Pour défendre cette institution, cette police républicaine (...) que nous saluons tous ici, il faut être particulièrement exigeant. Il faut faire en sorte que chaque faute, et il peut y en avoir, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes, fasse l'objet d'une enquête, fasse l'objet d'une décision, fasse l'objet d'une sanction", a développé le locataire de la place Beauvau ce mercredi à la Chambre Haute. 

"Intransigeant"

Se disant "intransigeant" sur ce sujet, Christophe Castaner, qui répondait à une question du sénateur radical Olivier Léonhardt, estime que "l'exigence vis-à-vis des policiers qui fauteraient" permet de "garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie, (...) la défense de cette police républicaine, qui au quotidien combat le racisme, combat l'antisémitisme et s'engage au quotidien pour défendre l'honneur de la République". 

Pas d'amalgame, donc, mais la dénonciation des propos ou des comportements problématiques au vu de la loi. Selon le ministre, "chaque faute doit être sanctionnée" et toutes "sont sanctionnées". Affirmant que les relations entre les Français et leurs forces de l'ordre étaient en bonne santé, Christophe Castaner a conclu en déclarant que "la réalité" ne se reflétait pas "sur les réseaux sociaux".

Jules Pecnard