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Chanteloup-les-Vignes: les images des violences diffusées quasiment en direct sur Snapchat

DOCUMENT BFM Paris - Samedi soir, des vidéos montrant les affrontements avec la police à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines ont été diffusées sur le réseau social Snapchat. Certaines relayaient des messages hostiles aux forces de l'ordre ou faisaient l'apologie de ces violences.

Samedi soir, au moment où des violences éclatent entre les forces de l'ordre et des jeunes à Chanteloup-les-Vignes, des vidéos des affrontements sont diffusées quasiment en direct sur le réseau social Snapchat. On y voit des individus lancer des feux d'artifice ou des tirs de mortier sur les forces de l'ordre. On voit aussi le cirque de la ville s'embraser, un bâtiment désormais totalement détruit. 

Dans l'une de ces vidéos, l'auteur commente l'incendie et ironise sur le "barbecue à 900.000 euros" qui se déroule en direct sous ses yeux, faisant référence au coût de construction du chapiteau de la ville.

Hilare, l'un d'eux filme aussi l'incendie du bâtiment. D'autres les affrontements avec la police, en affichant des messages comme "anti keufs" ou "la cité et à nous" (sic). Pendant plusieurs minutes, l'utilisateur derrière l'un de ces comptes Snapchat, dont l'identité est inconnue, fait l'apologie de ces violences.

Des vidéos tournées à Chanteloup-les-Vignes ont relayé des messages "anti-keufs"
Des vidéos tournées à Chanteloup-les-Vignes ont relayé des messages "anti-keufs" © Snapchat - BFM Paris
Des vidéos tournées à Chanteloup-les-Vignes ont relayé des messages "anti-keufs"
Des vidéos tournées à Chanteloup-les-Vignes ont relayé des messages "anti-keufs" © Snapchat - BFM Paris

Une "compétition lamentable" sur les réseaux sociaux

Après les violences survenues samedi, le préfet des Yvelines Jean-Jacques Brot avait mis en cause la diffusion de ces vidéos.

"Il y a cette espèce de compétition lamentable mais qui existe d'un endroit à l'autre, d'une ville à l'autre, avec des vidéos lamentables qui circulent, le concours étant à celui qui cassera le plus de flics", a-t-il dénoncé. 

En déplacement à Chanteloup-les-Vignes ce mardi, Christophe Castaner a également évoqué "cet incroyable défi lancé sur les réseaux sociaux entre des quartiers pour se faire du flic". 

Le parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire concernant les violences de samedi soir. Deux personnes interpellées samedi ont été mises en examen et placées en détention provisoire ce mardi.

Simon Azélie, Jean-Baptiste Graziani avec Carole Blanchard