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Cathédrale de Nantes: le suspect "soulagé" après ses aveux selon son avocat

À nouveau placé en garde à vue samedi, l'homme a reconnu avoir mis le feu dans l'édifice religieux. Il a été mis en examen et écroué.

Huit jours après l'incendie à la cathédrale de Nantes, le bénévole du diocèse, déjà placé en garde à vue avant d'être relâché quelques heures après le sinistre, est passé aux aveux samedi. Il a reconnu être à l'origine de trois départs de feu dans le bâtiment: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique, a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès auprès de Presse-Océan.

L'homme a été mis en examen pour "destructions et dégradations par incendie" et placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche.

"Apeuré" et "dépassé"

"Il y a une sorte de soulagement, c'est quelqu'un qui est effectivement apeuré, qui est en quelque sorte dépassé. Je ne rentrerai pas dans les détails mais vous pouvez imaginer évidemment comment il peut se sentir", a déclaré dimanche son avocat, Me Quentin Chabert, au sujet de l'état d'esprit de son client.

L'homme, âgé de 39 ans, est originaire du Rwanda. Il était arrivé en France en 2012. Il fait partie d'une équipe de sept bénévoles chargés de veiller à la sécurité de la cathédrale de Nantes. La veille de l'incendie, c'est à lui qu'incombait la tâche de fermer l'édifice religieux. Il était également servant d'autel, c'est-à-dire qu'il assistait les prêtres lors des offices religieux.

Appel à l'apaisement

"Il est désormais temps aussi, je pense, de passer à un temps d'apaisement, c'est ce qu'il souhaite de son côté, c'est à mon avis ce que de nombreuses personnes souhaitent, et il est important que l'enquête puisse faire en sorte que les droits de chacun soient respectés", a ajouté l'avocat, précisant que son client était "coopérant" et qu'il fallait désormais laisser la place au "temps long de l'instruction judiciaire".

Au fil de l'enquête, en constatant l'absence d'effraction, les trois départs de feu et après avoir relevé des traces d'hydrocarbures, les enquêteurs avaient privilégié la piste criminelle.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV