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Castaner saisit la justice après des messages racistes de policiers sur un groupe Facebook

Selon nos informations, il s'agit d'un groupe privé Facebook composé d'environ 8000 membres et intitulé "TN Rabiot Police Officiel". Les personnes qui y figurent prétendent être des gendarmes et des policiers.

Christophe Castaner a saisi ce vendredi la justice après la révélation de messages racistes publiés sur Facebook dans un groupe privé réunissant des membres des forces de l'ordre, a indiqué l'entourage du ministre de l'Intérieur.

"S’ils sont avérés, ces propos inacceptables sont de nature à porter gravement atteinte à l'honneur de la police et de la gendarmerie nationales, dont les hommes et les femmes sont engagés au quotidien pour protéger les Français, y compris contre le racisme et les discriminations. C’est pourquoi le ministre de l’Intérieur a décidé de saisir le procureur de la République", a-t-on précisé de même source, après la révélation de ces messages par le site d'information Streetpress

Messages racistes, sexistes, homophobes

Selon nos informations, il s'agit d'un groupe privé Facebook composé d'environ 8000 membres, intitulé "TN Rabiot Police Officiel". Les personnes qui y figurent prétendent être des gendarmes et des policiers. Sur ce groupe sont publiés des messages à caractère raciste et sexiste.

Selon l'enquête, de très nombreux messages haineux, racistes, sexistes, homophobes et vulgaires y sont échangés entre participants. Des captures d'écran publiées par Streetpress montrent ainsi des messages tournant en dérision la mort de jeunes hommes au volant de leur moto-cross ou qualifiant de "sale pute" la chanteuse Camelia Jordana, qui a récemment dénoncé les violences policières.

Le ministre de l'Intérieur a décidé de saisir le procureur via l'article 40 du code de procédure pénale, qui impose à "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit", "d'en donner avis sans délai au procureur de la République". Le parquet dira si oui ou non il y donne suite et s'il ouvre une enquête. 

Mélanie Vecchio et Jules Pecnard avec AFP