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Castaner promet aux policiers le paiement de près de 3,5 millions d'heures supplémentaires d'ici fin 2019

Christophe Castaner à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions-réponses au gouvernement.

Christophe Castaner à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions-réponses au gouvernement. - Stéphane de Sakutin - AFP

Le 2 octobre passé, les syndicats policiers avaient organisé, afin de montrer leur mécontentement, une "marche de la colère" inédite.

C'était un point de litige important entre les policiers et le ministère de l'Intérieur. Ce lundi soir, Christophe Castaner a annoncé le paiement aux policiers de près de 3,5 millions d'heures supplémentaires d'ici à la fin 2019, pour un montant de "50 millions d'euros", comme il s'y était engagé.

Dans un communiqué, le ministre a expliqué que cet "engagement se concrétisait" avec un "effort exceptionnel à hauteur de 50 millions d'euros" permettant "l'indemnisation de près de 3,5 millions d'heures supplémentaires dès cette fin d'année 2019".

Il a rappelé que peu de temps après sa prise de fonction place Beauvau, il avait promis "dans le cadre du protocole d'accord finalisé le 18 décembre 2018" d'"ouvrir le chantier des heures supplémentaires impayées accumulées depuis de nombreuses années dans la police nationale".

Budget prévu pour 2020

Le 17 octobre dernier, lors de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, il s'était engagé à régler "une première partie des heures supplémentaires d'ici à la fin de l'année". Il avait ajouté qu'il était prévu dans le budget 2020 "26 millions d'euros pour payer les heures supplémentaires" et faire en sorte "qu'on ne reconstitue pas le stock".

Christophe Castaner a ajouté avoir adressé ce lundi "un courrier à l'ensemble des policiers pour les informer de cet effort sans précédent du gouvernement, au terme d'une année marquée par un investissement exceptionnel des forces de l'ordre sollicitées sur tous les fronts, du maintien de l'ordre public à la lutte contre le terrorisme, en passant par le combat au quotidien contre la délinquance et la criminalité, au service de la sécurité des Français".

"Marche de la colère" 

Le 2 octobre dernier, l'ensemble des syndicats de policiers ont organisé une "marche de la colère" qui a suscité une mobilisation inédite dans la profession en près de vingt ans. Parmi les revendications figuraient l'apurement du stock gigantesque d'heures supplémentaires.

Au moment où la réforme des retraites envisagée par le gouvernement inquiète au plus haut point les policiers qui bénéficient actuellement d'un régime spécifique, le ministre a fait valoir que cette indemnisation des heures supplémentaires était "un nouveau signe tangible de l'engagement du gouvernement en faveur de l'amélioration concrète des conditions de travail des hommes et des femmes de la police".

H.S. avec AFP