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Boulanger abattu en Bretagne: trois suspects mis en examen, la piste familiale privilégiée

Un véhicule de police - Image d'illustration

Un véhicule de police - Image d'illustration - AFP

Dans l'attente de leur procès, tous trois ont été incarcérés dans des prisons différentes.

Le 23 août dernier aux toutes premières heures de la journée, Vincent Calvez, un boulanger qui se rendait sur son lieu de travail à Quimper, était violemment abattu de plusieurs balles devant son domicile de Plonévez-du-Faou, dans le Finistère. Un choc dans ce petit village du Ploher, qui avait nécessité la mobilisation de près de 70 gendarmes, soulignait alors Le Télégramme.

Plusieurs semaines après, l'enquête semble toucher au but: trois personnes ont été mises en examen dans le cadre de cet épineux dossier. Il s'agit de sa femme, avec qui il était en instance de divorce, du nouveau compagnon de celle-ci et de l'associé de ce dernier, avec qui il dirige une entreprise de BTP. 

Le tireur payé 7.500 euros

La chronologie des faits, présentée par les autorités locales, est digne d'un polar noir. L'associé en question a été payé 7.500 euros pour assassiner le boulanger. Dans un premier temps, il aurait tiré à deux reprises à l'aide d'un canon scié, touchant également la nouvelle compagne de sa victime, grièvement blessée.

Puis, à l'aide d'une arme à poing, il a abattu froidement sa cible à l'aide de deux balles au niveau de la tête. Pour les enquêteurs, la compagne et probable instigatrice du plan comptait toucher l'héritage du défunt, avec qui elle était encore officiellement mariée, dont sa maison, 

Les trois suspects incarcérés 

Connaissant la situation tendue entre les deux époux, les enquêteurs se sont rendus dans un premier temps au nouveau domicile de la femme, qu'elle partage avec son nouveau compagnon. Là, les officiers se rendent compte que le moteur du véhicule de ce dernier est encore chaud. Des premières suspicions, confirmées par un témoin de la scène, qui assurait que la voiture du tireur avait des phares jaunes, les mêmes que ceux du suspect. 

"Tout a été soigneusement prémédité et préparé. Les complices communiquaient avec des talkies-walkies, ils avaient choisi les armes et analysé les habitudes des victimes" soulignent les autorités. Au cours de leur garde à vue, les trois suspects ont émis des aveux "circonstanciés."

Tous trois ont été déférés, dans trois prisons différentes, dans l'attente de leur procès. 

Hugo Septier