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Bloqués dans un bouchon, trois CRS sauvent un bébé en détresse respiratoire

Cette compagnie de CRS de Grenoble rentrait d'une vacation à Roissy.

Cette compagnie de CRS de Grenoble rentrait d'une vacation à Roissy. - Loic Venance - AFP

Des CRS, rentrant de patrouille à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ont aidé un couple, pris dans un embouteillage, et qui se dirigeaient vers l'hôpital alors que leur enfant ne respirait plus.

Une conséquence inattendue du renforcement de la sécurité aux gares et aux aéroports en France au lendemain des attentats de Bruxelles. Trois CRS, qui rentraient d'une patrouille à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ont sauvé un nourrisson âgé de seulement une semaine qui se trouvait en détresse respiratoire.

Il est environ 23h30, mercredi soir, quand une quinzaine de CRS quitte l'aéroport situé au nord de Paris après leur vacation. Le périphérique parisien fermé, ils empruntent une déviation et tombent sur un gros embouteillage sur le boulevard Mortier dans le XXe arrondissement. Prenant leur mal en patience, à leurs côtés, ils repèrent un conducteur visiblement pressé.

Des parents "affolés"

"Il klaxonnait, tentait de passer, raconte Julien, un CRS de Grenoble. Nous avons baissé notre fenêtre et le conducteur, complètement affolé, nous a dit que son nourrisson ne respirait plus."

Avec deux autres collègues, Sébastien et Thibaut, tous étant également nageurs-sauveteurs, ils ont immédiatement pris en charge l'enfant qui se trouvait à l'arrière du véhicule, avec la mère.

"Nous avons emmené l'enfant à l'abri de la circulation, nous l'avons posé à même le trottoir sur une couverture, à l'abri du froid", poursuit le policier. Une seule insufflation va suffire pour que le bébé "très petit et très menu" reprenne des couleurs et se remette à respirer normalement. Par chance, la scène s'est déroulée devant les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) où les CRS ont pu réaliser un bilan vital et prodiguer des soins.

Pendant ce temps, les autres CRS se sont occupés de faire la circulation notamment pour favoriser l'accès des pompiers appelés sur les lieux. Jeudi, les policiers ont reçu un message de la maman de l'enfant. Il devra rester hospitalisé pendant cinq jours mais ses jours sont hors de danger.

Justine Chevalier