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Blocage de Montévrain par des Roms : « Je m’oppose à ce genre d’invasion »

A Montévrain, des dizinaes de familles roms ont bloqué la ville faute d'emplacement.

A Montévrain, des dizinaes de familles roms ont bloqué la ville faute d'emplacement. - -

Des membres de la communauté des gens du voyage, à la recherche d'un emplacement, se sont implantés jeudi en fin d'après-midi dans la commune de Montévrain, en Seine-et-Marne, provoquant une situation de blocage. « J'ai fait appel aux habitants mais on est désarmés », explique le maire.

Le maire qui ne dispose pas de terrain d'accueil s'oppose à leur installation. Les membres de la communauté, expulsés des communes voisines de Lagny et de Chanteloup, ont donc décidé de bloquer les accès principaux de la ville. Les transports en commun ne peuvent plus circuler depuis jeudi 17h. Il y aurait plus de 150 caravanes, selon le maire UMP qui a lancé hier soir un appel sur les réseaux sociaux pour faire de la résistance.

« Impossible de circuler »

« C’est impossible de circuler, explique Thomas qui habite à Montévrain. Certains quartiers sont complètement bloqués, il n’y a plus de transports en commun. Je ne peux pas me rendre en cours. A part se déplacer à pied ou en vélo, c’est très compliqué. Les caravanes bloquent la route et les ronds-points. C’est sur toute la commune comme ça. Il y a plusieurs kilomètres de lignes de caravanes. Ca nous révolte. C'est un dialogue de sourds. C’est un emplacement qu’on ne peut pas leur donner. Il y a plusieurs dizaines d’habitants de tous les quartiers de la vile qui se sont rassemblés. C’est très impressionnant ».

« Je n'ai pas de terrain d’accueil »

Christian Robache, le maire UMP de Montévrain, est totalement désemparé face a cette situation, à tel point qu’il a même fait appel à la population. « Ce sont des gens du voyage qui veulent absolument s’implanter et trouver des terrains car apparemment on ne fait rien pour eux, comme d’habitude, explique Christian Robache. J’ai une ville de 10 000 habitants, je n’ai pas d’aire d’accueil. Donc je m’oppose à ce genre d’invasion. Ils veulent rester une dizaine de jours mais je m’y oppose. Aujourd’hui ils tentent un rapport de force avec la ville. Comme je suis en sous effectifs de police municipale et nationale, j’ai fait appel aux habitants via ma page Facebook, mais on est quand même désarmés face à ce genre de fléau ».

Tugdual de Dieuleveut avec A. Manoli