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Besançon: trois blessés dans une fusillade sur fond de trafic de drogue

De nombreux coups de feux ont retenti dans le quartier de Planoise, à Besançon, et ont fait trois blessés. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit d'un règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants.

Trois personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans une fusillade survenue mercredi soir dans un quartier sensible de Besançon, selon des sources concordantes à BFMTV. La fusillade a eu lieu vers 19h30, sur fond de trafic de stupéfiants, dans le quartier de Planoise. Les tireurs sont actuellement en fuite.

Trois hommes cagoulés ont ouvert le feu sur un groupe, blessant grièvement deux hommes de 31 et 34 ans. Ils ont été opérés mercredi dans la soirée et leurs pronostics vitaux ne sont plus engagés. D'après nos informations, ils sont déjà connus de la police pour des trafics de stupéfiants, mais n'ont pas encore été entendus par la police.

Un adolescent de 14 ans a également été blessé, probablement touché par un éclat de balle. Il sera entendu très prochainement par la police judiciaire, qui a été saisie, ajoute une source policière à l'Agence France Presse. 

"Armes de guerre"

Selon le quotidien L'Est Républicain, les tireurs auraient utilisé des "armes automatiques, voire des armes de guerre" et auraient eux aussi essuyé des tirs en retour. Les assaillants ont ouvert le feu avec des armes "genre Kalachnikov", a confirmé une source policière. D'après une source proche de l'enquête, une vingtaine de douilles ont été retrouvées sur place.

Une grenade a également été retrouvée par les policiers sous une voiture, d'après nos informations, mais il s'agit d'une grenade "inerte", c’est-à-dire pas en capacité d’exploser. 

Ces incidents sont "assez fréquents" à Planoise, où le quartier est régulièrement touché par des problèmes de stupéfiants. Fin novembre, un homme de 22 ans a été touché à quatre reprises par des tirs d'arme à feu dans le quartier sensible de Planoise à Besançon lors d'un possible règlement de comptes.

Mélanie Bertrand avec AFP