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Bayonne: une femme sauvée du suicide grâce à Facebook

Les pompiers d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont été alertés par les amis Facebook d'une femme de 44 ans qui a tenté de se suicider.

Les pompiers d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont été alertés par les amis Facebook d'une femme de 44 ans qui a tenté de se suicider. - Philippe Huguen - AFP

Une femme d'une quarantaine d'années, qui avait annoncé sa volonté de mettre fin à ses jours sur sa page Facebook, a été retrouvée inconsciente chez elle mais a pu être sauvée grâce à la mobilisation de ses amis sur le réseau social.

"Ils m'ont rappelée, elle est aux urgences de Bayonne (...) Ca n'a pas l'air d'être génial mais pas non plus méga grave". Ce message qui se veut rassurant, les amis d'une habitante de Bayonne ont pu le lire grâce à leur mobilisation sur Facebook. Cette femme d'une quarantaine d'années a été sauvée par les pompiers après avoir tenté de mettre fin à ses jours.

Avant de commettre le geste qui aurait pu lui être fatal, elle avait posté sur Facebook un message annonçant son intention de se suicider, comme le raconte Sud Ouest. Retrouvée inconsciente à son domicile, la quadragénaire a été hospitalisée à Bayonne. Aujourd'hui, elle serait hors de danger.

Une photo des poignets tailladés

Il est 23 heures environ samedi dernier quand cette femme âgée de 44 ans poste un message annonçant son suicide sur son mur Facebook. 

"J'ai donc décidé de mettre fin à mes jours. Je ne vous souhaite pas de vivre pourquoi je suis morte", écrit la désespérée.

A ce message alarmant, la Bayonnaise, qui a également pris un cocktail composé de médicaments et d'alcool, joint une photo de ses poignets tailladés. 

30 minutes d'angoisse

Rapidement, les premiers commentaires en réaction à ce message sont postés sur le réseau social. Une de ses amies Facebook, qui habite pourtant en Belgique, contacte immédiatement les pompiers. D'autres tentent d'appeler au domicile de la quadragénaire, sans réponse. 

La panique se fait alors sentir chez la dizaine d'amis virtuels que compte la femme en détresse. Sa propre tante s'alarme sur le réseau social. "Quelqu'un peux me dire ce qu'il se passe je suis sa tante'', écrit-elle, en précisant qu'elle habite à 800 kilomètres de Bayonne, mais en fournissant l'adresse de sa nièce. 

Trente minutes plus tard, la bonne nouvelle arrive enfin. Un autre contact Facebook rassure les autres: cette amie toulousaine est en ligne avec les sapeurs-pompiers de la caserne d'Anglet, raconte Sud Ouest. Ces derniers ont dû forcer la porte d'entrée et ont pu sauver la quadragénaire, in extremis. 

J.C.