BFMTV

Baupin: l'enquête pour agression sexuelle et harcèlement classée sans suite "pour prescription"

Denis Baupin

Denis Baupin - IERRE ANDRIEU / AFP

Ce lundi, le parquet annonce que les plaintes déposées à l'encontre de Denis Baupin ont été classées sans suite, car les faits étaient prescrits. Pour autant, certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement".

Certains faits de harcèlements et d'agressions sexuelles à l'encontre de Denis Baupin étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement". Mais ils sont prescrits, a déclaré lundi le procureur de Paris François Molins, annonçant par conséquent le classement sans suite de l'enquête le visant.

En mai dernier, Médiapart et France Inter publiaient des témoignages mettant en cause Denis Baupin. L'ancien vice-président de l'Assemblée nationale avait démissionné après l'ouverture d'une enquête pour des faits supposés de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle. Ce lundi, le parquet annonce donc que les plaintes ont été classées sans suite. 

"Le 10 mai 2016, le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire des chefs d’agressions sexuelles, harcèlements sexuels et appels téléphoniques malveillants, après que plusieurs femmes avaient dénoncé, dans des reportages diffusés par France Inter et Médiapart, les agissements de Denis Baupin à leur égard", écrit le procureur de la République dans un communiqué.

Des faits "susceptibles d'être qualifiés pénalement"

L'enquête avait été ouverte le 10 mai après les révélations dans Mediapart et France Inter de huit femmes, quatre anonymes et quatre élues écologistes, qui dénonçaient les agissements de Denis Baupin. D'autres femmes avaient ensuite témoigné. 

"A l’issue de l’ensemble des investigations, il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits. Cette procédure fait donc l’objet, ce jour, d’un classement sans suite pour prescription."

Denis Baupin a toujours nié en bloc les faits qui lui étaient reprochés, évoquant des manoeuvres politiques à son encontre.

Entendu par la police, il a contesté les accusations de harcèlement sexuel, soutenant que certains messages effectivement envoyés s'incrivaient dans une démarche de "séduction réciproque", selon le procureur, et nié toute accusation d'agression sexuelle.

Ce lundi, son avocat a lui aussi réagi dans un communiqué. 

"Denis Baupin regrette néanmoins que la prescription s'appliquant à certaines des accusations constitue une entrave au rétablissement de la vérité, alors même que son nom et son honneur ont été bafoués, lesdites accusations ayant été largement relayées sans respect de la présomption d'innocence comme du contradictoire."

E. H.