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Auvergne: un éleveur bovin tabassé et séquestré pour une dette

Les neuf agresseurs présumés de l'éleveur bovin ont été interpellés (photo d'illustration).

Les neuf agresseurs présumés de l'éleveur bovin ont été interpellés (photo d'illustration). - Charly Triballeau - AFP

Un éleveur de bovins a été séquestré plusieurs heures samedi dans une remorque fermée pour une dette d'argent, révèle La Montagne. Neuf suspects ont été interpellés.

Expédition punitive en pleine campagne. Samedi dernier, il n'est pas loin de 7 heures du matin quand Hervé (*), déjà au travail dans son exploitation agricole auvergnate, est abordé par un inconnu. "Il m'a dit que des bêtes à moi divaguaient sur la route et m'a proposé de monter dans sa voiture pour les rattraper", confie l'homme à La Montagne, qui révèle l'affaire.

Hervé, 42 ans, est alors conduit dans un pré, où l'attendent une dizaine de personnes. D'après son témoignage, recueilli par le quotidien régional, il est alors roué de coups, ligoté aux poignets et aux chevilles, et enfermé dans une remorque avec un toit, où il passera plusieurs heures recroquevillé. Contactés par BFMTV.com, la gendarmerie et le parquet de Clermont-Ferrand confirment l'affaire.

Trois vaches volées

Le mobile de l'agression serait une dette de près de 2.000 euros, contractée auprès de plusieurs agriculteurs du coin pour financer des travaux dans sa ferme. A plusieurs reprises, les éleveurs auraient réclamé leur dû à Hervé. N'obtenant pas satisfaction, ils en seraient venus à la méthode forte.

Après l'avoir séquestré plusieurs heures, les agresseurs auraient compris qu'ils n'allaient pas réussir à retrouver leur argent. Ils ont donc, selon La Montagne, pris par la force trois charolaises appartenant au bétail d'Hervé, avant de repartir. Sa mère, âgée de 69 ans, qui se trouvait à la ferme, a elle aussi été molestée, et a écopé de deux jours d'ITT. 

Mardi dernier, neuf personnes ont été interpellés: sept majeurs et deux mineurs, dont une jeune fille de 17 ans. Les adultes, présentés au parquet de Clermont-Ferrand, seront jugés au tribunal correctionnel en août prochain. 

(*) prénom modifié

A. G.