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Aulnay-sous-Bois: l'IGPN saisie par trois familles après l'interpellation violente d'un adolescent

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- - Image d'illustration - AFP

Trois familles d'Aulnay-sous-Bois ont saisi la police des polices après l'interpellation jugée violente de leurs enfants jeudi soir. L'un d'entre eux a écopé de quatre jours d'incapacité totale de travail.

Trois familles d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont déposé plainte à l'IGPN après l'interpellation jugée violente de leurs cinq enfants jeudi soir dernier, selon une source proche de l'enquête à BFMTV, confirmant des informations du Parisien.

Il est 19h30 lorsque les enfants âgés de 10 à 15 ans, qui rentrent d'une partie de foot, croient apercevoir une ombre dans une maison à 200 mètres de chez eux, normalement inhabitée. Ils décident alors d'y entrer "par le portail ouvert", expliquent-ils à nos confrères. C'est alors qu'arrivent des policiers à bord d'un véhicule de patrouille.

Empoigné par les cheveux et frappé aux jambes

Deux des enfants s'enfuient en courant mais l'un est rattrapé par un agent. D'après le récit des jeunes garçons, c'est à ce moment là que les choses dégénèrent. L'un d'eux aurait alors pris un coup de poing dans le nez de la part d'un policier. Ce dernier l'aurait ensuite ramené au niveau du pavillon abandonné en l'empoignant par les cheveux. Il l'aurait ensuite frappé aux jambes pour le mettre à terre devant les autres enfants restés là, qui suppliaient alors le gardien de la paix d'arrêter. Selon une voisine présente au moment des faits à nos confrères, "les petits pleuraient, assis sur le muret".

Les cinq enfants sont ensuite conduits au commissariat, et leurs parents convoqués deux heures plus tard. "On nous a dit qu'ils avaient été arrêtés car ils s'apprêtaient à cambrioler un pavillon", raconte la mère du garçon blessé, qui refuse alors de signer tout document et emmène son fils à l'hôpital faire constater les coups. Un médecin de l'établissement Robert-Ballanger établi en suivant un certificat justifiant "une incapacité totale de travail d'une durée de 4 jours'" pour l'enfant.

"Rébellion" au moment de l'interpellation

Du côtés des forces de l'ordre, les deux agents expliquent dans le procès-verbal obtenu par Le Parisien, que les jeunes ne possédaient pas de papiers d'identité, et que l'un d'eux - l'adolescent blessé - s'est rebellé, refusant "de se laisser interpeller" et se débattant "vigoureusement".

Selon une source proche de l'enquête à BFMTV, des dégradations légères ont été observées dans le pavillon en question. Toujours d'après nos informations, les policiers, ainsi que les enfants et parents des trois familles, vont être entendus par la police des polices dans cette affaire.

Mélanie Vecchio avec Manon Fossat