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Aulnay: la famille de Théo visée par une enquête financière

Théo et sa famille sont sous le coup d'une enquête concernant un possible détournement de 678.000 euros de subventions. Leur défenseur, Me Dupond-Moretti parle d'un "coup tordu de la police".

Plusieurs membres de la famille de Théo et le jeune homme lui-même sont visés par une enquête sur un possible détournement de quelque 678.000 euros de subventions, a-t-on appris jeudi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien. L'enquête confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis - pour "suspicion d'abus de confiance et escroquerie" selon le quotidien - a été ouverte "mi-2016" par le parquet de Bobigny, a indiqué une source proche du dossier.

Soit plusieurs mois avant le viol présumé de ce jeune homme de 22 ans au cours d'une interpellation le 2 février à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Quatre policiers ont été mis en examen dans cette affaire, dont l'un pour viol. 

Dans l'enquête financière, "le nom de Théo apparaît, mais pas comme le principal mis en cause", a précisé une source proche du dossier. A ce stade, aucun protagoniste n'est poursuivi.

Des irrégularités signalées par l'inspection du travail

Selon une autre source, l'enquête a été ouverte à la suite d'un signalement en 2015 de l'Inspection du travail concernant l'association "Aulnay Events" qui avait pour mission de faire de la médiation. Elle était présidée par un frère de Théo.

Selon cette source, les inspecteurs du travail ont relevé des irrégularités portant notamment sur l'utilisation de subventions pour l'embauche de contrats aidés. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois et sur des versements de l'association en direction de membres de la famille, dont Théo.

L'association, placée en liquidation judiciaire à l'été 2015, a reçu plusieurs centaines de milliers d'euros de financements, a indiqué cette source. Selon Le Parisien, le frère de Théo s'est défendu d'avoir employé des salariés fantômes et a indiqué avoir recruté en CDI plus de trente personnes, dont des membres de sa famille.

Pour le conseil de Théo et de sa famille, il s'agit d'un "coup tordu de la police". "C'est pas plus compliqué que ça", ajoute Me Dupond-Moretti.

David Namias avec AFP