Attentats de Paris: Lola, Aurélie... Les victimes ont désormais un visage
Au moins 129 morts, dont 89 pour le seul Bataclan. Le bilan des attentats terroristes de vendredi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis est effroyable, tellement énorme qu'on ne peut énumérer tous les noms. Ils étaient infographiste, étudiant, avocat, prof, musicien, barman, ingénieur, Français ou étranger… Pour qu'il y ait aussi des visages derrière les terribles chiffres, nous avons choisi de vous parler quelques unes de ces victimes.
• Aurélie de Peretti

Elle se faisait une joie depuis des semaines d'assister au concert Eagles of Death Metal. Aurélie de Peretti, 33 ans, a perdu la vie, vendredi soir, dans l’attaque du Bataclan. Cette passionnée de musique, infographiste de formation, avait spécialement fait le déplacement depuis Saint-Tropez, où elle habitait.
C’est vers 15 heures samedi qu'est tombée la terrible nouvelle de son décès. "J’ai appris la mort de ma fille à l’institut médico-légal", dit son père à BFMTV. Evoquant sa douleur incommensurable, Jean-Marie de Peretti assure ne "pas avoir de colère". "Je veux rendre un ultime hommage à ma fille qui n’est plus là. Que je ne pourrai pas faire ressusciter mais qui à travers les mots et les sentiments que je vais exprimer va continuer à vivre", confie-t-il simplement.
Pierre Innocenti et Stéphane Albertini
A Neuilly, beaucoup connaissaient leurs visages, leurs sourires. Pierre Innocenti, 40 ans, et Stéphane Albertini, son cousin, ont eux aussi perdu la vie dans la fusillade du Bataclan. Ils étaient respectivement gérant et chef de salle du restaurant italien Livio, une institution dans cette ville des Hauts-de-Seine, où venaient quelques fois des célébrités.
"Sincèrement, je suis effondré, ce sont des gens très accueillants, très serviables”, s’émeut Arezhi, un voisin, auprès du Parisien. Le comédien Smaïn, cousin par alliance de Pierre Innocenti, raconte lui aussi sa douleur au quotidien: "Qu’il ait été happé par cette ignominie est une telle injustice, On est tous tétanisés".
Lola Salines

Lola Salines, 28 ans, était elle aussi dans la salle de concert. Son père, George Salines, a participé activement à sa recherche. "On savait qu’elle était au Bataclan. Elle ne répondait pas aux appels, on se doutait bien que quelque chose de grave s’était produit pour elle", explique-t-il à notre micro. Cette jeune femme brune au large sourire était éditrice chez Gründ. "J’ai perdu ma fille qui était quelqu’un de formidable”, confie George Salines. “Elle symbolisait par toute sa vie, par toutes les fibres de son être l’ouverture au monde et le partage."
• Djamila Houd
Djamila Houd, 41 ans, compte elle parmi les victimes de la rue de Charonne. En terrasse lorsque les terroristes ont arrosé de balles le restaurant la Belle Equipe, elle a été fauchée alors qu’elle célébrait son anniversaire avec des amis.