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Attentats: 54 procédures ouvertes en une semaine pour apologie du terrorisme

Le ministère de la Justice à Paris

Le ministère de la Justice à Paris - Loïc Venance - AFP

Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes en France depuis l'attentat visant Charlie Hebdo il y a une semaine, a annoncé le ministère de la Justice.  Christiane Taubira a demandé aux parquets "réactivité" et "fermeté".

Cinquante-quatre procédures judiciaires ont été ouvertes pour "apologie du terrorisme" depuis l'attentat à Charlie Hebdo la semaine dernière, a indiqué mercredi le ministère de la Justice. Un délit pris très au sérieux puisque Christiane Taubira a demandé aux parquets "réactivité" et "fermeté" envers les auteurs d'"apologie du terrorisme" ou de "propos et agissements racistes ou antisémites".

"Dans ces moments où la Nation doit montrer son unité, les propos ou agissements répréhensibles, haineux ou méprisants, proférés ou commis en raison de l'appartenance à une religion doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande vigueur", affirme notamment la garde des Sceaux dans une circulaire sur "les infractions commises à la suite des attentats", adressée lundi aux procureurs et procureurs généraux.

Par ailleurs, sur la même période, quinze procédures ont été ouvertes pour des tags et dix pour des dégradations "par arme, incendie ou explosion" sur des mosquées et des lieux de cultes musulmans. Onze procédures ont été enfin ouvertes pour des tracts et des propos anti-musulmans, dix-neuf pour des infractions commises contre les forces de l'ordre et quatorze pour des cyber-attaques, a précisé la Chancellerie.

Une peine de quatre ans de prison prononcée lundi

La plus grave revient à un homme de 34 ans qui avait fait l'apologie des frères Kouachi lors de son arrestation en état d'ivresse après un accident de voiture. Il a ainsi été condamné lundi à quatre ans de prison.

Le même jour, un jeune homme de 20 ans a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d'Orléans. Il lui a été reproché d'avoir crié "Vive la kalach!" en direction d'un groupe de policiers croisés dans un centre commercial de la ville jeudi dernier, jour de deuil national.

A Toulouse, un homme de 21 ans a également été condamné à dix mois ferme pour violences et "apologie publique d'actes de terrorisme". Vendredi en début de soirée, dans le tramway où il voyageait sans titre de transport, il avait bousculé des contrôleurs. "Les frères Kouachi, c'est que le début, j'aurais dû être avec eux pour tuer plus de monde", avait-il notamment lancé.

M.G. avec agences