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Attaque à Paris: Charlie Hebdo soutient les blessés, victimes du "fanatisme"

Une attaque à l'arme blanche a eu lieu ce vendredi matin, dans le 11e arrondissement, à proximité des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Deux personnes ont été blessées.

Charlie Hebdo a apporté vendredi son soutien aux victimes de l'attaque près de ses anciens locaux à Paris, notamment ses "anciens voisins et confrères" de la société de production Premières Lignes, dont deux employés ont été blessés à l'arme blanche.

Anciens voisins de Charlie Hebdo

"Toute l'équipe de Charlie apporte son soutien et sa solidarité à ses anciens voisins et confrères PLTVfilms et aux personnes touchées par cette odieuse attaque", a affirmé l'hebdomadaire satirique sur Twitter.

Deux collaborateurs du magazine de France 2 "Cash Investigation", travaillant pour la société de production, ont été blessés dans l'attaque à l'arme blanche qui s'est produite vendredi près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, ont indiqué Elise Lucet et une salariée de l'entreprise, jointe par l'AFP.

Charlie Hebdo victime de nouvelles menaces

"Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l'immeuble, dans la rue. J'ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue", a-t-elle affirmé.

L'attaque s'est déroulée en plein procès de l'attentat meurtrier qui avait visé Charlie Hebdo en janvier 2015, et quelques jours après une grande mobilisation de près de 100 médias, dans une lettre ouverte, en soutien à Charlie Hebdo, objet de nouvelles menaces.

Après la republication des caricatures de Mahomet le 2 septembre, "Charlie Hebdo est à nouveau menacé par des organisations terroristes. Des menaces qui constituent une véritable provocation en plein procès des attentats de janvier 2015. Des menaces qui vont bien au-delà de Charlie puisqu'elles visent aussi tous les médias et même le Président de la République", déplorait cette semaine Riss, le directeur de Charlie Hebdo, dans une déclaration à l'AFP.

Par B.R. avec AFP