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Assassinat du père Hamel en 2016 : le parquet demande les assises pour 4 personnes

Une photo du père Jacques Hamel dans l'Église Saint-Louis-des-Français de Rome.

Une photo du père Jacques Hamel dans l'Église Saint-Louis-des-Français de Rome. - MARCO ZEPPETELLA / AFP

Un procès aux assises a été demandé, ce vendredi, par le parquet national antiterroriste (Pnat) pour quatre personnes dans l'entourage des deux jihadistes tués par la police après avoir assassiné le père Jacques Hamel en juillet 2016 dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a demandé ce vendredi un procès aux assises pour quatre personnes dans l'entourage des deux jihadistes tués par la police après avoir assassiné le père Jacques Hamel en juillet 2016 dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Dans son réquisitoire définitif daté de vendredi, dont a eu connaissance l'Agence France-Presse (AFP), le Pnat demande un procès pour "complicité d'assassinat" pour Rachid Kassim, instigateur probable de l'attentat, ainsi que pour trois hommes suspectés de s'être associés aux deux assaillants en connaissant leurs intentions terroristes.

Il appartient désormais au juge d'instruction en charge du dossier de prendre une décision finale sur la tenue d'un procès aux assises.

Un recruteur de Daesh considéré comme mort

Dans cette enquête, le Pnat demande un procès pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" pour trois hommes, actuellement détenus: Farid K., Yassine S. et Jean-Philippe Steven Jean Louis. Instigateur probable de l'attentat, Rachid Kassim, célèbre recruteur français de Daesh, est le quatrième homme impliqué dans ce dossier.

Considéré aujourd'hui comme ayant été tué en Irak en 2017, ce jihadiste, également accusé d'avoir téléguidé l'attentat de Magnanville et plusieurs projets d'attaques en France, est visé par un mandat d'arrêt pour "complicité" de l'attentat.

L'assassinat le 26 juillet 2016 de ce prêtre dans son église, cible religieuse hautement symbolique, avait eu un retentissement international, douze jours après l'attentat terroriste de Nice qui avait fait 86 morts. Les assassins, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, âgés de 19 ans, tous deux fichés S et qui se réclamaient de Daesh, avaient été abattus par la police à leur sortie de l'église dans cette petite ville de la banlieue industrielle de Rouen.

C.Bo. avec AFP