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Arrestations d'activistes d'ultradroite: la garde à vue de la mère de Logan N. levée

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Photo d'illustration - AFP Archives

La mère de Logan N., individu d'extrême-droite âgé de 21 ans soupçonné d'avoir été le centre d'un projet d'attentat contre des hommes politiques et des mosquées, a vu sa garde à vue levée ce jeudi. Les gardes à vue des neuf autres personnes interpellées mardi dans le cadre de cette enquête ont été prolongées.

Une garde à vue a été levée et neuf autres prolongées dans le cadre de l'enquête visant l'entourage de Logan N., militant de l'ultradroite soupçonné d'avoir envisagé un attentat contre des hommes politiques et des mosquées. La personne relâchée est la mère de Logan N., selon une source proche du dossier. Au total, dix personnes ont été arrêtées mardi et les enquêteurs s'attachent désormais à déterminer si elles avaient connaissance de son projet d'attentat.

Logan N. avait été interpellé le 28 juin

Agé de 21 ans, Logan N., ex-militant de l'Action Française, une organisation royaliste, avait été interpellé le 28 juin à Vitrolles (sud-est). Il avait ensuite été mis en examen début juillet et placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Parmi ses potentielles cibles figuraient notamment le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à la présidentielle de la France Insoumise (gauche radicale).

L'affaire avait d'abord été traitée localement avant d'être confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Logan N. avait été repéré car il était l'administrateur d'une page Facebook à la gloire de l'extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik, auteur d'une tuerie qui a fait 77 morts en Norvège en 2011. D'après Le Monde, son projet baptisé "OAS", sigle de l'Organisation de l'armée secrète responsable d'une campagne sanglante contre l'indépendance de l'Algérie au début des années 1960, visait à "enclencher la remigration" de la France. Plusieurs armes avaient été retrouvées à son domicile.

R.V. avec AFP