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Dix personnes soupçonnées de vouloir attaquer des hommes politiques et des mosquées interpellées

Les individus sont liés à la mouvance d'extrême droite et à un homme interpellé en juin. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu s'en prendre à des hommes politiques, notamment le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, et Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à la présidentielle de La France insoumise.

Vaste coup de filet ce mardi. Dix personnes, soupçonnées d'avoir voulu attaquer, notamment, des hommes politiques, ont été arrêtées dans la matinée par les hommes de la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT) et la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ces interpellations ont eu lieu à Saint-Denis et à Marseille. Toutes étaient en lien avec Logan N., un individu interpellé fin juin. Ce dernier projetait alors de commettre un attentat. 

Mélenchon, Castaner

Selon nos informations, les individus, âgés de 17 à 25 ans, sont liés à la mouvance d'extrême droite. Parmi eux, on compte neuf hommes, dont trois mineurs et une femme. Cette dernière est d'ailleurs la mère de Logan N. Les interpellés avaient crée une structure, composée d'adhérents et régie par des statuts.

Leur projet est bien considéré comme terroriste, mais leur projet n'était pas abouti. Ils avaient évoqués plusieurs cibles comme des mosquées, mai aussi des hommes politiques, notamment le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, et Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à la présidentielle de La France insoumise.

Logan N. au centre de l'enquête 

Ces interpellations ont été réalisées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 1er juillet dernier du chef d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dans laquelle Logan N. a été mis en examen et placé en détention provisoire. Agé de 21 ans, le jeune homme, ancien membre d'Action Française, résidait à Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône et était fiché S.

A l'origine, la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille avait été saisie le 8 juin, selon des informations de notre consultant police/justice Dominique Rizet, pour une affaire d'apologie du terrorisme en ligne. Logan N. avait alors été repéré car il était l'administrateur d'une page internet à la gloire d'Anders Behring Breivik, ce militant d'extrême-droite qui a tué 77 personnes en 2011 en Norvège. Il avait ensuite été arrêté à Vitrolles le 28 juin dernier après avoir exprimé sur internet sa volonté de passer à l'action contre les "blacks", les "racailles", les "jihadistes" et les "migrants".

Des armes à feu retrouvées chez Logan N. 

La perquisition menée chez lui a permis de trouver trois armes à feu: un fusil de chasse, deux pistolets à poudre noire, ainsi qu'un gilet pare-balles. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Durant sa garde à vue de 48 heures, il avait livré plusieurs "complices". C'est alors que le parquet antiterroriste de Paris s'est saisi du dossier, confiant l'enquête à la DGSI et à la SDAT. 

Les enquêteurs cherchent à présent à établir la nature des liens de ces neuf personnes avec Logan N. et savoir s'il avait connaissance de ces projets d'attentats.

J.C. et R.V., avec le service police/justice de BFMTV