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Arras : un mort et un blessé dans une mosquée

Agression à la mosquée d'Arras : Un mort et un blessé grave

Agression à la mosquée d'Arras : Un mort et un blessé grave - -

Un homme a été interpellé après avoir frappé des fidèles à coups de batte de baseball dans la mosquée d'Arras. On compte un mort et un blessé grave. L'auteur présumé est un musulman pratiquant, il aurait «des antécédents psychiatriques».

Un homme a été interpellé vendredi en début de soirée après être entré peu avant 19h dans une mosquée d'Arras. Muni d'une batte de baseball, il a frappé des fidèles à plusieurs reprises. Un homme est mort sous les coups de l'agresseur, un autre est gravement blessé, a-t-on appris de sources policières.

L'auteur de l'agression est un «musulman pratiquant», a indiqué une source proche de l'enquête. Une autre évoque des «antécédents psychiatriques» précisant que l'homme avait effectué plusieurs séjours dans un hôpital psychiatrique.

L'auteur présumé «est un jeune musulman qui fréquentait la mosquée et qui était connu comme quelqu'un de déséquilibré. Il avait eu une attitude anormale pendant la prière et on lui avait demandé de ne plus revenir à la mosquée», a indiqué Abdelkader Assouedj, représentant régional de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, notant que le jeune était « revenu aujourd'hui ».

« Un acte d'une sauvagerie inouïe »

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant à vivement dénoncé un «acte d'une sauvagerie inouïe ». Il a également déclaré en marge d'un déplacement dans la Creuse que ses « sentiments en apprenant ce drame survenu à la mosquée d'Arras, ce sont des sentiments de très grande émotion. D'abord parce qu'il s'agit d'un acte d'une sauvagerie inouïe et ensuite parce qu'un assassinat dans un lieu de culte est particulièrement répugnant ».

« Les premières indications dont je dispose c'est qu'il s'agit de l'acte d'une personne qui avait déjà des antécédents psychiatriques», a par ailleurs indiqué Claude Guéant. Le ministre de l'Intérieur a aussi fait part à la communauté musulmane d'Arras et de France en général « l'indignation du gouvernement ».

La Rédaction