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Ardèche: le "violeur des campings" face à ses juges

Le camping "Le Chantalou", en Ardèche, où venait alors de sévir le "violeur des campings", le 10 août 2012.

Le camping "Le Chantalou", en Ardèche, où venait alors de sévir le "violeur des campings", le 10 août 2012. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Un carreleur de 33 ans, déjà condamné en 2000, comparaît pour une série de viols et d'agressions sexuelles commis sur des mineures dans des camping de l'Ardèche en 2012.

Il avait semé la terreur pendant l'été 2012, dans les campings du sud de l'Ardèche. Présenté comme "le violeur des camping", un jeune homme comparaît à partir de mercredi pour une série de viols et d'agressions sexuelles commis sur des mineures de 6 à 17 ans. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Sébastien Dutheil, un artisan-carreleur ardéchois de 33 ans, a déjà été condamné en 2000 pour agression sexuelle. Il est cette fois accusé de deux viols et de neuf agressions ou tentatives d'agressions sexuelles. Pour ces faits, il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

L'enquête a début en août 2012, après plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles commis selon le même mode opératoire dans des campings des gorges de l'Ardèche.

Trahi par son ADN

Des adolescentes et même des petites filles étaient surprises la nuit dans leur tente. Leur agresseur, visage dissimulé, leur caressait le sexe ou leur imposait une pénétration digitale pendant leur sommeil, et prenait la fuite quand ses victimes ou leurs proches se mettaient à crier.

Dans un seul cas, une enfant de 8 ans a été sortie de force de sa tente, une main plaquée sur la bouche, avant d'être déshabillée et caressée.

C'est l'ADN relevé sur la culotte d'une victime qui a permis d'identifier Sébastien Dutheil, fiché depuis sa condamnation à un an de prison avec sursis pour agression sexuelle, douze ans plus tôt. Selon son avocate, le trentenaire s'est alors "présenté" aux enquêteurs "sans volnté de se soustraire", et se serait même montré "hyper-coopérant".

"Entre 10 et 20 agressions"

Au cours de l'instruction, le mis en cause a en effet non seulement reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mais il a aussi spontanément avoué plusieurs autres agressions, remontant pour les premières aux étés 2010 et 2011. Il a parlé de "10 à 20 agressions", toutes commises dans des campings.

Le trentenaire, qui a eu plusieurs compagnes et a été marié, s'est néanmoins défendu de toute orientation pédophile. S'il affirme que le souvenir de ses agressions lui "procuraient du plaisir", il a affirmé aux enquêteurs avoir recherché "des adolescentes" et s'être mépris sur l'âge de ses plus jeunes victimes.

M. T. avec AFP