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Appartements insalubres loués à des précaires: un propriétaire relaxé

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Appartements insalubres infestés de cafards loués à prix d'or à des précaires: le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi un propriétaire soupçonné d'avoir soumis des personnes vulnérables à un hébergement indigne. Une peine de 10 à 12 mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende avaient été requis contre le prévenu et 50.000 euros d'amende contre sa société immobilière. Mais le tribunal a estimé que l'habitat, qui avait été un temps frappé d'arrêtés d'insalubrité, ne constituait pas pour autant un hébergement indigne, selon les termes de la loi.

Une soixantaine de personnes représentant onze familles de locataires, la plupart d'origine étrangère, s'étaient constituées parties civiles au procès aux côtés de la Fondation Abbé Pierre et du Comité d'action logement (CAL) qui soutiennent les mal-logés. "C'est un mauvais coup, beaucoup d'énergie et de temps perdu", a réagi leur avocat Me Jean-Charles Plançon en s'interrogeant sur les critères à réunir "pour obtenir une condamnation".

Lors de l'audience début juin, une quinzaine de locataires a témoigné des conditions de logement dans les 61 appartements d'un ensemble immobilier de la rue Max Dormoy à Paris (XVIIIe), évoquant la présence de rats et de cafards, des infiltrations d'eau, l'absence de chauffage, le froid ou encore l'insécurité avec des portes qui ne se fermaient pas.

la rédaction avec AFP