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Alcool au volant: un Français sur deux n'a rien prévu pour son retour du Nouvel An

Selon une étude, neuf Français sur dix vont consommer de l'alcool le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre. Et la moitié d'entre eux n'a rien organisé de particulier pour s'assurer de rentrer chez lui en toute sécurité.

Lors du réveillon, 48,3% des Français seront confrontés, pour eux-mêmes ou leurs invités, à un retour en voiture après avoir bu, mais la moitié d'entre eux n'a rien organisé de particulier pour s'assurer un retour en toute sécurité, selon une étude publiée mardi.

D'après cette étude annuelle des associations Prévention routière et Assureurs Prévention, neuf Français sur dix (88,7%) affirment qu'ils consommeront de l'alcool dans la nuit de jeudi à vendredi, pour célébrer le passage à la nouvelle année. Plus de six sur dix (64%) pensent boire au moins trois verres, soit un de plus que la limite autorisée avant de prendre le volant.

Les hommes envisagent en moyenne de boire 4,6 verres et les femmes 3,2 verres. Mais 49% des personnes concernées par un retour en voiture, pour eux-mêmes ou leurs invités, en tant que chauffeur ou en tant que passager, n'ont rien prévu de particulier pour leur retour, soit la même proportion que l'an dernier (48,6%).

50% des accidents mortels le soir du réveillon

Cette soirée, une des plus festives de l'année, est pourtant une des plus dangereuses. "Durant l'année, l'alcool est en jeu dans 30% des accidents mortels (28,3% en 2014, ndlr). Les soirs de réveillon, 24 ou 31 décembre, cette part monte à 50%", souligne le porte-parole d'Assureurs Prévention, Stéphane Daeschner.

"Les accidents mortels se produisent essentiellement les nuits de week-end et de jours fériés. Cette année, le jour de l'An précède un week-end, ce qui cumule trois jours potentiellement pour faire la fête. Ça renforce notre inquiétude", souligne Anne Lavaud, la déléguée générale de l'association Prévention Routière.

Parmi les solutions proposées, les personnes privilégient d'attendre avant de reprendre la route (74,8%). Mais paradoxalement, ils sont à peine un sur deux (49,1%) à savoir qu'il faut une à deux heures pour éliminer un seul verre d'alcool..

Cette étude a été menée entre le 27 novembre et le 1er décembre auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

C. P. avec AFP