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Agressions sexuelles: une figure du monde hippique visée par une plainte

La plainte vise une figure du monde hippique. (Image d'illustration)

La plainte vise une figure du monde hippique. (Image d'illustration) - AFP

Une plainte pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans" et "tentative de subordination de victime" a été déposée à l'encontre d'une figure du monde hippique, José Bruneau de La Salle. Une autre procédure vise également le gérant d'écurie.

"Ils ont le courage de briser l'omerta" dans le tout petit milieu du hippisme. Deux hommes sortent de leur silence pour rapporter des agressions sexuelles dont ils auraient été victimes pendant leur jeunesse. Leur agresseur présumé n'est autre que que l'influent gérant d'écurie José Bruneau de La Salle. L'une des victimes, Grégory Pieux, a porté plainte pour "agressions sexuelle sur mineur de 15 ans" et "tentative de subordination de victime", a appris BFMTV.com confirmant les informations du Parisien. Des attouchements qui se seraient produits jusqu'à ses 13 ans.

"José Bruneau de La Salle était un très bon ami de mon père. Il venait souvent dans notre maison à Lamorlaye (Oise) à partir de 2003", raconte au quotidien Grégory Pieux. Son père est le "jockey aux 1.900 victoires" Christophe Pieux, une légende de la course hippique. A cette époque, Grégory Pieux n'est qu'un enfant. Dans sa plainte déposée le 23 juillet dernier auprès du parquet de Paris, il raconte les premiers attouchements et agressions sexuels qu'il aurait subis, d'abord en voiture puis au domicile du gérant d'écurie, également membre de France Galop qui contrôle l'organisation des courses hippiques.

Une autre procédure vise José Bruneau de La Salle

José Bruneau de La Salle, aujourd'hui âgé de 72 ans, est "un personnage particulier, c'est quelqu'un de fort, d'influent, qui a un réseau", explique l'avocat de Grégory Pieux, Me Olivier Pardo comme pour justifier les années de silence de son client. Mais en 2009, le jeune homme, alors âgé de 13 ans, va se confier à son meilleur ami. Son père va également être mis au courant. Pendant plusieurs années, Grégory Pieux n'a plus d'échanges avec José Bruneau de La Salle. Mais en 2015, ce dernier lui aurait demandé une attestation expliquant qu'il ne s'était rien passé. Cet événement et le mouvement "Me too" auraient fini de le convaincre d'agir en justice.

"Notre client souhaite que la parole se libère dans ce monde très hiérarchisé", insiste Me Pardo. "Cela oblige à briser la loi du silence et pour cela il faut être particulièrement courageux."

Car pour Grégory Pieux, il fait peu de doute que d'autres ont été victimes comme lui d'attouchements et d'agressions sexuels. Cette hypothèse pourrait être étayée par la deuxième procédure qui vise José Bruneau de La Salle. Celle-ci concerne le cas de Jérémy Garamond qui, lui aussi, aurait subi des actes déplacés du gérant d'écurie. Les faits sont aujourd'hui prescrits mais l'homme de 41 ans attaque au civil le septuagénaire pour obtenir une indemnisation alors qu'il est toujours suivi psychologiquement pour les faits dénoncés. Contacté par Le Parisien, José Bruneau de La Salle nie en bloc.

Justine Chevalier