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Agression de Vendin-le-Vieil: le détenu islamiste présenté à un juge antiterroriste

La prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.

La prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. - Denis Charlet - AFP

Le détenu vétéran d'Al-Qaïda, qui a agressé trois surveillants jeudi dernier à Vendin-le-Vieil, a été présenté à un juge antiterroriste ce lundi. A l'issue de cette entrevue, le magistrat a décidé de le mettre en examen pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

Le détenu islamiste Christian Ganczarski, qui a agressé trois surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, jeudi dernier, a été présenté ce lundi après-midi à un juge antiterroriste à Paris, a indiqué une source judiciaire. Il a été mis en examen pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, par le magistrat. 

Le placement en détention provisoire requis 

Le parquet de Paris a ouvert ce lundi une information judiciaire pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et requis le placement en détention provisoire de ce vétéran d'Al-Qaïda, instigateur de l'attentat de Djerba (Tunisie) en 2002, a précisé cette source.

Jeudi, ce détenu en fin de peine, converti à l'islam, a agressé trois surveillants de prison avec une paire de ciseaux à bouts ronds et une lame de rasoir, une attaque qui a provoqué un vaste mouvement de mobilisation des personnels pénitentiaires lundi partout en France.

Un détenu très surveillé

"Particulièrement surveillé" selon l'administration pénitentiaire, Christian Ganczarski était apparu comme l'un des instigateurs de cette attaque au camion piégé avec Khaled Cheikh Mohammed, hiérarque d'Al-Qaïda et cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, détenu à Guantanamo. L'enquête avait montré qu'il avait parlé au téléphone au jeune kamikaze tunisien quelques heures avant l'attentat et qu'il avait entretenu des liens avec des chefs d'Al-Qaïda au Pakistan et en Afghanistan, dont Oussama Ben Laden. 

Incarcéré depuis 2003 en France, il avait été de nouveau condamné en appel en mai 2011 pour avoir brisé la mâchoire d'un codétenu. Il avait été récemment placé en quartier d'isolement dans la perspective de sa possible extradition vers les États-Unis où les autorités s'intéressent à son rôle dans les attentats du 11 septembre 2001.

A.S. avec AFP