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Agression à la prison de Borgo: un détenu mis en examen

La prison de Borgo.

La prison de Borgo. - PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Le détenu qui avait agressé deux surveillants pénitentiaires dans la prison de Borgo, en Haute-Corse, vendredi a été mis en examen. La garde à vue de trois autres détenus a été levée.

Un détenu de la prison de Borgo en Haute-Corse a été mis en examen dimanche pour "tentative d'assassinat" sur deux surveillants et quatre autre personnes, dont 3 détenus, ont été mises hors de cause et leurs garde à vue levées, a-t-on appris auprès de la procureure de la République de Bastia. 

Un seul détenu, l'auteur présumé de l'agression de deux surveillants de prison à Borgo, a été mis en examen, le parquet de Bastia a demandé le dépôt criminel. "Les garde à vue des trois autres détenus ont été levées, l'enquête ayant permis de les mettre hors de cause, il s'étaient précipités pour venir en aide aux gardiens", a indiqué à la procureure de Bastia, Caroline Tharot. Par ailleurs, l'agresseur "faisait l'objet d'une enquête de radicalisation" mais "à ce stade aucun élément ne permet de confirmer la nature terrorise de l'acte", a précisé la procureure. En garde à vue, le détenu évoque un geste "de colère ne parlant pas d'une quelconque menace terroriste", a-t-elle précisé.

"La garde à vue d'une cinquième personne, la compagne de l'agresseur présumé, qui était soupçonnée de lui avoir fait parvenir un couteau et avait été interpellée à Bourg-en-Bresse (Ain), a également été levée", aucune charge n'ayant été retenue contre elle, a-t-il été précisé.

Le centre pénitentiaire toujours bloqué dimanche

Les deux gardiens de prison avaient été blessés vendredi matin dans ce centre pénitentiaire de Haute-Corse, où la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, qui s'était rendue sur place, avait été sifflée vendredi après-midi. Les deux gardiens, dont l'un a été plus gravement touché, ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. Selon une source proche de l'enquête, l'agresseur, condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, s'est ensuite retranché dans sa cellule avant d'être interpellé par les gendarmes.

Le centre pénitentiaire de Borgo était toujours bloqué dimanche par les surveillants, ont indiqué la procureur et le ministère de la justice. L'agression de Borgo a de nouveau tendu les négociations autour des questions de sécurité dans les établissements pénitentiaires. Les syndicats unanimes, ont rejeté les propositions du gouvernement et annoncé un nouveau "blocage total" des établissements lundi.

R.V. avec AFP