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Agen: un conducteur de TGV annonce la présence d'"un individu lourdement armé" sur les voies

De nombreux trains ont eu du retard.

De nombreux trains ont eu du retard. - AFP

Le trafic de la ligne Paris-Toulouse a été interrompu une bonne partie de la matinée alors qu'un homme se trouvait sur les voies au niveau de la commune de Boé, près d'Agen. Armé d'un fusil de chasse, il menaçait de se suicider.

Il est 9h30 quand la police découvre un homme sur les voies de chemin de fer au niveau de la commune de Boé, près d'Agen, dans le Lot-et-Garonne. Armé, l'homme, âgé de 58 ans, menace de se suicider avec son arme, un fusil de chasse dont le canon était posé sur sa gorge, a indiqué Sud Ouest. Vers 11h30, après des discussions, il accepte de quitter les rails pour laisser le trafic entre Bordeaux et Toulouse reprendre.

Mais pour les passagers du train 8501 l'histoire a été vécue de manière bien différente. La présence de cet homme armé, qui s'est révélé être suicidaire, a obligé le conducteur du TGV à s'arrêter en gare d'Agen. Ce dernier leur a alors annoncé "la présence d'un individu lourdement armé à proximité des voies". De quoi rendre l'attente particulièrement angoissante.

Critiques sur Internet

Dans un contexte de multiplication des attentats, certains internautes se sont inquiétés de la situation, avant d'apprendre qu'il s'agissait en réalité d'un homme qui menaçait de mettre fin à ses jours, sans tenter d'attenter à la vie d'autres personnes.

Selon l'un des passagers, ces derniers ont toutefois réussi à garder leur calme malgré l'annonce. Avant de s'en prendre au conducteur du train à l'origine de l'annonce:

Rapidement la SNCF, a tenu à rassurer les passagers de la ligne Bordeaux-Toulouse, tout en leur expliquant ce qui se jouait sur les rails près de Boé.

De longues négociations 

Peu avant midi, l'homme, présenté comme quelqu'un de "têtu" et "impulsif", a accepté de quitter les voies mais a conservé son arme. Il serait en proie à une forte addiction à l'alcool et au cannabis et serait fortement marqué par le décès de sa mère en décembre 2015, puis de son père quelques mois plus tard.

Des membres de sa famille appelés sur place n'ayant pu faire entendre raison au désespéré, deux équipes de policiers d'élite du Raid sont arrivées sur les lieux après midi. Après plus de deux heures de discussions, le sexagénaire a fini par se rendre et leur remettre son arme.

Conduit au commissariat d'Agen, il a été placé en garde à vue pour "entrave à la circulation ferroviaire et port d'arme prohibé" et va faire l'objet d'une hospitalisation d'office en établissement psychiatrique après avoir été examiné par un médecin, selon une source policière.

J.C.