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Agen: flashés à 244 km/h... et relaxés pour nullité des PV

Deux Ferrari près de Florence en Italie, en octobre 2007. (illustration)

Deux Ferrari près de Florence en Italie, en octobre 2007. (illustration) - -

Les deux conducteurs, deux hommes âgés de 26 et 46 ans qui ne se connaissaient pas, avaient été flashés à 244 km/h alors qu'ils faisaient la course au volant de deux puissants bolides. Ils ont finalement été relaxés.

Le Tribunal de police d'Agen, dans le Lot-et-Garonne, a relaxé jeudi deux conducteurs, flashés à 244 km/h lors d'une course-poursuite, la juridiction retenant la nullité des procès-verbaux plaidée par la défense.

Les faits remontent au 27 octobre dernier, à hauteur de Layrac , sur l'autoroute A62, dans le sens Bordeaux-Toulouse. Les deux conducteurs, deux hommes âgés de 26 et 46 ans qui ne se connaissaient pas, avaient été flashés à 244 km/h au volant de deux puissants bolides, une Golf et une Ferrari, en train de se doubler lors d'une course-poursuite.

Interceptés un peu plus tard, les deux chauffards s'étaient vu infliger un retrait de permis immédiat et avaient été convoqués devant la justice.

Ratures et doutes sur l'appareil

Lors de l'audience devant le tribunal de police d'Agen, le 20 février dernier, les avocats des deux hommes avaient plaidé la nullité des procès-verbaux, évoquant des ratures ou encore l'absence d'homologation de l'appareil qui avait mesuré la vitesse, un système de contrôle léger de type "jumelles".

Les avocats avaient également mis en doute la possibilité qu'un gendarme puisse flasher deux véhicules en même temps, dans la mesure où l'appareil devait être remis à zéro après un premier enregistrement et que, dans ce cas, il était difficile de déterminer lequel des deux conducteurs roulait vraiment à 244 km/h. Enfin, les défenseurs, faisant cause commune, reconnaissaient certes une vitesse excessive de leurs clients, mais pas les 244 km/h records qui leur ont été reprochés.

Jeudi, la justice a également ordonné la levée de l'immobilisation des véhicules placés en fourrière depuis la date des infractions et pour lesquels le ministère public avait requis la saisie.

A. D. avec AFP