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Police-Justice

Affaire Théo: rassemblement sous haute tension au métro Barbès, à Paris

Face à face tendu à Barbès mercredi soir entre les forces de l'ordre et les manifestants voulant dénoncer les violences policières.

Face à face tendu à Barbès mercredi soir entre les forces de l'ordre et les manifestants voulant dénoncer les violences policières. - BFMTV

Manifestants et forces de l'ordre ont échangé jets de projectiles et tirs de grenades de gaz lacrymogène. Le calme est revenu vers 20h dans ce quartier du nord de Paris.

Nouveau rassemblement mercredi soir à Paris dans le quartier de Barbès, dans le 18e arrondissement. Les manifestants entendaient soutenir Théo, le jeune homme blessé lors d'une violente interpellation à Aulnay-sous-Bois, et dénoncer les violences policières. Des centaines de personnes ont participé à la manifestation, 400 selon la préfecture de police de Paris. La préfecture indique d'ailleurs qu'au moins 21 personnes ont été interpellées et qu'on déplore au moins un blessé.

Le rendez-vous avait été donné à 17h30 sur les réseaux sociaux

Le face à face avec la police avait gagné en tension avant que les manifestants ne soient progressivement dispersés. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes après 19 heures, quand la situation a commencé à déraper. La préfecture de police a alors indiqué devoir faire face à "des jets de projectiles, des feux de détritus". Elle soulignait que la manifestation était cependant "contenue". Toute la zone du métro Barbès était encadrée par un important dispositif policier et la station a été fermée. Selon un premier bilan, un magasin a été saccagé, la vitrine d'un autre éventrée et la façade d'une agence BNP cassée. Après la dispersion, une quinzaine de personnes ont cassé plusieurs abribus un peu plus loin. Le calme est revenu vers 20h dans le quartier. 

Le rendez-vous avait été donné sur les réseaux sociaux pour 17h30. Les mots d'ordre sont "solidarité avec les banlieues", "solidarité avec les révoltés" ou encore "justice pour Théo et toutes les victimes de la police". Le but était de "dénoncer le racisme quotidien des policiers", "l'humiliation lors des contrôles", selon des représentantes de collectifs de banlieues. De nombreux représentants de la mouvance autonome antiraciste, antifasciste, étaient aussi présents sur place, avait constaté une journaliste de BFMTV. 

En marge du rassemblement à Barbès, un cortège sauvage de plusieurs dizaines d'individus s'est attaqué à des commerces, rue de Turenne dans le Marais. Ils ont particulièrement visé des agences bancaires et immobilières dont les vitrines ont été caillassées et brisées. Selon des témoins, les individus impliqués appartenaient à des mouvements antifascistes et anticapitalistes.

D. N. avec Isabelle Gollentz