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Affaire Krombach: André Bamberski écope d'un an de prison avec sursis

André Bamberski lors de son procès, le 22 mai 2014.

André Bamberski lors de son procès, le 22 mai 2014. - -

André Bamberski était jugé pour l'enlèvement du Dr Krombach, qu'il soupçonnait du meurtre de sa fille Kalinka. L'homme l'avait kidnappé en Allemagne et livré à la police française pour qu'il soit jugé.

Un an de prison avec sursis pour André Bamberski. L'homme qui a fait enlever Dieter Krombach en Allemagne, afin qu'il soit jugé en France pour la mort sa fille Kalinka, a été condamné mercredi pour "enlèvement et séquestration" par le tribunal correctionnel de Mulhouse.

La cour s'est montrée plus sévère que le procureur Hervé Robin, qui avait, lors du procès les 22 et 23 mai, requis une peine de six mois de prison avec sursis contre le père de famille de 76 ans.

La "contrainte morale" pas retenue

A l'issue du jugement, André Bamberski s'est dit "un peu déçu" que le tribunal n'ait pas considéré qu'il avait agi par "contrainte morale", ce qui aurait conduit à sa relaxe. Il a en revanche indiqué que cette condamnation n'amenait chez lui aucun regret à avoir enlevé le beau-père de sa fille.

L'enlèvement de Dieter Krombach, retrouvé ligoté et bâillonné fin 2009 sur un trottoir de Mulhouse, avait en effet permis l'interpellation par la police française de ce cardiologue allemand. Jugé en France, il avait été condamné à deux reprises à 15 ans de réclusion pour sa responsabilité dans la mort de Kalinka, la fille d'André Bamberski, en 1982.

Lors de son procès, André Bamberski a déclaré aux juges qu'il assumait avoir "pris la décision de faire transporter" Dieter Krombach de l'Allemagne vers la France. Ce pays avait en effet abandonné toute poursuite à l'encontre du beau-père de Kalinka. Mais il a récusé le terme de "commanditaire", précisant seulement "avoir accepté une proposition" sans verser d'argent aux exécutants.

Il ne fera pas appel

Les deux exécutants du rapt de Dieter Krombach, le Kosovar Anton Krasniqi et le Géorgien Kacha Bablovani, ont été condamnés tous deux à un an de prison ferme, conformément aux réquisitions du procureur. Une journaliste autrichienne, poursuivie pour avoir joué les intermédiaires, a pour sa part été relaxée.

André Bamberski ne fera pas appel de sa condamnation: il en a "marre des procédures judiciaires". Cette condamnation devrait donc mettre un point final à un feuilleton judiciaire de plus de trente ans.

A. G. et M. T. avec AFP