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Affaire Bamberski: Dieter Krombach définitivement condamné

Portrait non daté de Dieter Krombach.

Portrait non daté de Dieter Krombach. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le médecin allemand, qui contestait sa condamnation pour la mort de sa belle-fille Kalinka, a vu son dernier recours rejeté ce mercredi.

Pour la justice française, la condamnation de Dieter Krombach est désormais définitive. La Cour de cassation a rejeté ce mercredi le pourvoi de ce cardiologue allemand, qui contestait sa condamnation à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille, Kalinka Bamberski, survenue le 10 juillet 1982 à Lindau en Allemagne.

L'homme, âgé de 78 ans, a été condamné en première instance et en appel pour "violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Mais il contestait le fait d'avoir été jugé et condamné en France, alors que la justice allemande l'avait blanchi en 1987.

Lors de l'audience devant la Cour de cassation, le 26 février dernier, l'avocat général avait pour sa part estimé que Dieter Krombach n'évait "jamais été jugé, et a fortiori ni condamné, ni blanchi" en Allemagne, puisqu'il avait simplement bénéficié d'un non-lieu. Il avait préconisé le rejet du renvoi, avis suivi ce mercredi par la Cour.

Un recours devant la Cour de l'UE

L'un des avocats de Dieter Krombach, Me Philippe Ohayon, a déclaré sitôt cette décision connue qu'il allait saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Selon lui, la décision de la Cour de cassation "va contre le droit européen" et "le juge français dicte sa loi à l'Europe".

Si la CJUE, elle, estime que Dieter Krombach a été jugé dans deux pays pour les mêmes faits, Dieter Krombach pourrait être "libéré immédiatement". Sauf si la France justifiait de plusieurs faits nouveaux depuis la décision rendue en Allemagne.

Arrêté dans d'étranges circonstances

Les avocats de Dieter Krombach contestent également la légalité des conditions d'arrestation de leur client. En octobre 2009, le médecin a été retrouvé ligoté à quelques kilomètres de la frontière allemande, côté français, en Alsace. C'est ainsi qu'il a pu être interpellé. Jusqu'alors, malgré un mandat d'arrêt dont il faisait l'objet en France, il vivait libre outre-Rhin.

Le père de Kalinka, le Français André Bamberski, est soupçonné d'avoir orchestré son enlèvement. Il devra lui-même en répondre devant la justice fin mai.

M. T. avec AFP