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Affaire Jonathan: un tueur en série allemand confie à son codétenu avoir tué le petit garçon

Gendarmerie. (Photo d'illustration)

Gendarmerie. (Photo d'illustration) - LOIC VENANCE / AFP

Selon des informations recueillies par BFMTV confirmant celles du Parisien ce mardi, le procès-verbal du codétenu du tueur en série allemand Martin Ney a bien été versé au dossier établi autour de l'enlèvement et l'assassinat de Jonathan, 10 ans, à Saint-Brevin-les-Pins en 2004. Le codétenu assure que Martin Ney lui a confié être l'auteur du crime.

Jonathan Coulom, alors âgé de 10 ans, avait été enlevé dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 en plein centre de vacances de Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique. Puis, son corps avait été retrouvé dans un étang de Guérande, le 19 mai suivant. Depuis, si les enquêteurs n'ont pas ménagé leurs efforts, ils demeuraient impuissants à mettre un nom sur l'auteur du crime. Une nouvelle piste s'ouvre désormais devant eux. 

Un mystérieux sac à dos 

Selon des informations recueillies par BFMTV, un procès-verbal peut-être décisif a été versé au dossier il y a quelques mois. Il s'agit de la déposition du codétenu de Martin Ney, surnommé "l'homme en noir", un tueur en série allemand condamné en 2012 à la prison à perpétuité pour le meurtre de trois enfants entre 1992 et 2001 dans le nord de l'Allemagne. Stéphane Lorentz, le juge chargé de l'instruction du dossier au sujet de l'assassinat de Jonathan, est allé en Allemagne récupérer le procès-verbal de l'audition. Martin Ney, qui a par le passé nié être le responsable de la mort de Jonathan, n'a pas encore été entendu par le magistrat français. 

Les dires de son codétenu sont en tout cas pris au sérieux. Ce dernier a dit que Martin Ney lui avait avoué avoir enlevé et tué Jonathan. Le Parisien qui avait révélé initialement ce mardi ce tournant dans l'enquête précise que le récit comporte des détails que seuls quelques enquêteurs et le juge connaissent. De plus, Martin Ney a glissé à son compagnon de cellule qu'il était étonné de n'avoir pas été confondu car il avait perdu un sac à dos, fermant avec une lanière en lacet, lors de son séjour en France. Le sac contenait des documents. 

C'est en raison de cet élément que la gendarmerie nationale a lancé il y a une dizaine de jours un appel à témoins pour tenter de mettre la main sur ce sac à dos "qui aurait pu être découvert en avril ou mai 2004 dans les environs de Saint-Brévin-les-Pins ou de Guérande", comme l'expliquait le communiqué. 

Sarah-Lou Cohen avec R.V.