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Affaire Dany Leprince: pas de faute lourde de l'Etat

Ce mercredi après-midi, le tribunal civil de Paris a rejeté la painte d'une association contre l'Etat pour faute lourde, dans l'affaire Dany Leprince.

Ce mercredi après-midi, le tribunal civil de Paris a rejeté la painte d'une association contre l'Etat pour faute lourde, dans l'affaire Dany Leprince. - -

Dans l’affaire Dany Leprince, le procureur n’a pas fauté selon le tribunal civil de Paris. L’association "Pour la mémoire des victimes de Thorigné-sur-Dué" a donc été déboutée de sa plainte pour faute lourde contre l’Etat.

C’est une saga judiciaire à rebondissements. Elle débute en 1997, lorsque Dany Leprince est condamné à perpétuité pour le meurtre de son frère Christian, de sa belle-soeur, et de leurs deux filles en 1994, à Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Un temps passé aux aveux, il s'est retracté et clame depuis son innocence.

Sa demande de révision est rejetée, mais après avoir passé 17 ans derrière les barreaux, il bénéficie en 2012 d’une remise en liberté conditionnelle sous bracelet électronique. Depuis, l’association "Pour la mémoire des victimes de Thorigné-sur-Dué" a porté plainte pour faute lourde contre l’Etat. Ce mercredi après-midi, le tribunal civil de Paris l’a déboutée de sa demande.

Le procureur n'a fait qu'appliquer la loi

En cause dans cette procédure, Jean-Claude Thin, qui était le procureur de la République du Mans pendant toute l’affaire. L’association lui reproche d’avoir ordonné la destruction des scellés de l’affaire le 9 juillet 2001, alors même que de nouveaux éléments (un couteau, un bouton de chemise arraché...) avaient été apportés au dossier. Cette action a-t-elle entravé le cours de la justice, notamment devant la Commission de révision? Le procureur a-t-il commis une faute? Non, répond le tribunal, qui estime que Jean-Claude Thin n’a fait qu’appliquer la loi.

Du côté des associations de victimes, c’est la consternation. Roland Agret, le président d’Action justice qui soutenait la plainte a dénoncé un "simulacre" et une "manipulation judicaire", selon des propos rapportés par Ouest France. "La justice a tout fait pour éviter de rouvrir le dossier", a-t-il ajouté. Cependant Rémy Nougier, l’avocat de l’association plaignante, également interrogé par Ouest France, assure garder espoir et envisage déjà de faire appel.